‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 1 sur 311 · DES POITEVINS ET DES BRETONS CONTRE LE SOI HENRY · texte numérisé non relu

DES POITEVINS ET DES BRETONS CONTRE LE SOI HENRY

L’amitié qui , au moment de la conquête de Guillaume, s’était formée tout à coup entre le peuple anglo-saxon et celui d’Ecosse, attiédie depuis par plusieurs circonstances, n’avait cependant jamais été entièrement rompue. Le jour où Malcolm Kenmore, le beau-frère du roi Edgar, fut contraint de s'avouer vassal du conquérant, une sorte de barrière morale s’éleva , il est vrai , entre les rois écossais et les Anglais de race ; mais Mal- 3. I

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2 VASSELAGK DES ROIS d’ÉCOSSE.

1066 colm lui-méme et ses successeurs supportèrent

, ,‘3^ impatiemment cette condition de vasselage que la force leur avait imposée. Plus d’une fois , voulant s’y soustraire, ils devinrent agresseurs des Anglo- Normands, et descendirent au sud de la Tweed ; plus d’une fois aussi les Normands passèrent ce fleuve par représailles ; et le serment de sujétion féodale fut rompu et renouvelé tour à tour, au gré des chances de la guerre. D’ailleurs , jamais les rois d’Ecosse ne mirent au nombre des devoirs qu’ils avaient contractés en acceptant le titre A'homn§esliges , l’obligation de fermer leur pays aux éibigrés anglo-saxons.

La multitude d’hommes de tout rang et de tout état qui, après une lutte inutile contre les envahisseurs , s’expatrièrent sur le territoire écossais, vint y augmenter considérablement l’ancienne masse de population germanique établie entre la Tweed et le Forth'. Les rois qui succédèrent à Malcolm ne se montrèrent pas moins généreux que lui envers ces réfugiés. Ils leur donnèrent des terres et des emplois, et les admirent dans leur conseil d’Etat, où peu à peu la vraie langue écossaise, la langue gallique ou erse, fut supplantée par le dialecte angio- danois parlé sur les basses terres

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