‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 107 sur 311 · POLITIQUE DU PAPE · texte numérisé non relu

POLITIQUE DU PAPE

1164. profondément politique, songea dès*lors à tirer le plus grand avantage possible soit de la guerre, soit de la paix. L’archevêque de Rouen, Botrou, homme moins intéressé que les Normands d’Ângleterre dans le conflit de la royauté et de la pri> matie anglaise, vint, avec une mission du pape, pour observer les choses de plus près , et proposer, à tout hasard, un accommodement, sous la médiation pontificale’; mais le roi Henry, fier de son triomphe, répondit qu’il n’accepterait cette médiation que dans le cas où le pape confirmerait préalablement par une bulle apostolique les articles de Clarendon ’ ; et le pape , qui pouvait plutôt gagner que perdre au retard, refusa de donner sa sanction jusqu’à ce qu’il fût mieux informé’.

Alors Henry II, sollicitant, pour la troisième fois , l’appui de la cour pontificale contre son antagoniste Recket, envoya vers Alexandre III une ambassade solennelle, lui demandant pour Roger, archevêque d’York, le litre de légat apostolique en Angleterre , avec le pouvoir de faire et de dé-

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