EN ANGLETERRE. I
Le peuple anglais n’avait guère plus d’amour n 3g. pour la feniine de Geoffroy d’Anjou que pour le Blaisois Étienne, et cependant les populations les plus voisines des frontières de l’Écosse, les hommes du Cumberland , du Westmorland , et de toutes les vallées où coulent les rivières qui vont grossir les eaux de la TwCfed , poussés par le simple instinct qui nous porte à saisir avidement tous les moyens de salut, reçurent les Écossais comme des amis, et se joignirent à eux '. Ces vallées , d’un accès difficile, et à peine soumises par les Normands, étaient, en grande partie, peuplées de Saxons dont les pères avaient été bannis au temps de la conquête *. Ils vinrent au camp des Écossais en grand nombre et sans ordre , sur de petits chevaux de montagnes, qui étaient leur seule propriété.
£n général, à l’exception des cavaliers d'origine normande ou française que menait avec lui le roi d’Écosse , et qui portaient des armures de mailles complètes et uniformes, le gros de ses troupes of-
I. Coudunalus erat iste exercitus de Itormaniiis, Gerrinanis, Anglis, de Northymbranis, de Cumbris, deTeviol.adalâ , et Lodoneâ, de Pictis qui vulgà Galtveienses dicuiitur, et Scotis. (RicardusIIagulstadensis, script. Selden, pag. 3i.)
a. Walter Scott’s Minstrelsy of tbe scottish border, préface.