‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 10 sur 311 · ENTRÉE DES ÉCOSSAIS · texte numérisé non relu

ENTRÉE DES ÉCOSSAIS

ii35 cosse, fut présent à cette asseml^l^, et il y prêta

,, *3^ serment comme vassal de Henry I"; mais, après que les seigneurs d’Angleterre, manquant à leur parole, au lieu de Mathilde, eurent choisi Étienne de Blois , le roi d’Écosse commença à trouver que la cause des Saxons était la meilleure ‘ : il promit de les assister dans leur projet d’exterminer tous les Normands, et peut-être, en récompense de cette promesse vague, stipula-t-il, comme ce fut le bruit du temps, qu’on le ferait roi d’Angleterre, si l’entreprise réussissait.

L’affranchissement des Anglais n’eut point lieu, comme on l’a vu plus haut, grâce à la vigilance d’un évêque; cependant le roi d’Écosse, qui ne s’était lié à ce peuple que parce qu’il avait, de son côté, des projets de guerre contre les Anglo- Normands, rassembla une armée et marcha vers le sud. Ce ne fut pas au nom de la race saxonne opprimée qu’il fit son entrée en Angleterre, mais au nom de Mathilde, sa cousine, dépossédée, disait-il, par Étienne de Blois, usurpateur du royaume ’.

1 . Zeloque justitiæ succensus, tùm pro communis san— guinis cognatione , lùm pro fide mulieri repromissâ et debitâ, regDum Ângliæ turbare disposait. (Gesta Stepbani regis, p. 939.)

2. NomineMatildis dictæ imperatricis. (Guil. Neubrigi pag. 120.)

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