ÉCOSSAISE
imposantes qu’ils y élevèrent dans un temps pos> n 38 . térieur, et ainsi aucun obstacle n’arrêta le passage des fourmis écossaises, comme les appelle un vieil auteur Il paraît que cette armée commit beaucoup de cruautés dans les lieux qu’elle traversa ; les historiens parlent de femmes et de prêtres massacrés , d’enfants jetés en l’air, et reçus à la pointe des lances ; mais comme ils s’expliquent avec peu de précision , on ne sait si ces excès tombèrent seulement sur les hommes de descendance normande et furent les représailles des Anglais de race, ou si l’aversion native de la population galliquc contre les habitants de l’Angleterre s’exerça indifféreminent sur le serf et le maître, le Saxon et le Normand Les seigneurs du nord, et surtout l’archevêque d’York, nommé Toustain, profitèrent du bruit de ces atrocités , répandu vaguement et d’une manière peut-être exagérée , pour prévenir, dans l’esprit des habitants saxons des rives de l’Humber, l’intérêt naturel que devait leur inspirer la cause des ennemis du roi normand
Afin de déterminer leurs sujets à marcher avec