‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 137 sur 311 · Girald. ibid. pag · texte numérisé non relu

Girald. ibid. pag

3 . Dici polerit quôd ibicumque Wallenses libéras ad eligendura habenas habueriiit, niinquàm quempiam præ— ter Wallensem sedi præficient, et ilium gentibus aliis neque naturâ ncque nntriturâ permixtum. (Ibid.)

POUR TtlOMAS BÉcKF.T. 1^3

choix de pamls candidats n’était Jamais confirmé i par le pouvoir royal d’Angleterre , et que d’ailleurs rien ne pouvait vaincre l’obstination des votants, il y avait une sorte de schisme perpétuel .dans la plupart des églises* de la Cambrie , schisme plus raisonnable que d’autres qui ont fait plus de bruit dans le monde V C’est ainsi qu’à la cause de l’ar-*' chevêque Thomas , .quel que Tût le mobile de cet* homme , soit l’ambition , soit l’amour de la résistance et l’entêtement, soit la conviction d’un devoir religieux , ou la conscience sourde et mal définie d’une hostilité nationale, se joignait une cause qui valait mieux que la sienne, celle des races d’hommes asservies par les aïeux du roi dont il s’était déclaré l’adversaire. Voilà ce qui relève, dans l’histoire, cette grande intrigue au-dessus des disputes ordinaires entre la couronne et la mitre.

L’archevêque, délaissé par le roi de France, son ancien protecteur, et réduit à subsister d’aumônes, vivait à Sens, dans une pauvre hôtellerie. Un jour qu’il était assis dans la salle commune , s’entretenant avec ses compagnons d’exil *, un serviteur du

1 . Schismate in eoclesià facto in purum Wallensem consenserunt. (Girald. in Angliâ sacrâ, t. II, p. 522.)

2 . Sedente archiepiscopo cum .suis in bnspitio , dùm confabnlantnr..,. (Script, rer. franc, t. XIV, p. 46i-)

Page 1