‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 148 sur 311 · Ne ulteriùs dilationes suas frustratorias prorogaret · texte numérisé non relu

Ne ulteriùs dilationes suas frustratorias prorogaret

(Ibid. tom. XIV, p. 463")

l86 LE PAPE EST FORCit DE SE DÉCLARER.

1170. dre, qui se disait lui-même placé comme l’eii- . clume entre deux marteaux (c’est ainsi qu’il appelait les deux rois), voyant que le marteau de France se levait pour frapper, recommença subitement à croire que la cause de l’archevêque était vraiment la cause de Dieu *. Il fit parvenir à Thomas un bref de suspension pour l’archevêque d’York et pour tous les prélats qui avaient assisté au couronnement du jeune roi ; il alla jusqu’à menacer Henry II de la censure ecclésiastique , s’il ne faisait promptement droit au primat contre les courtisans détenteurs de ses biens , et les évêques usurpateurs de ses privilèges Henry, effrayé du bon accord qui régnait entre le pape et le roi de France, céda pour la première fois, mais ce fut par des motifs d’intérêt, et non par crainte d’un banni que tous ses protecteurs abandonnaient et ’ trahissaient tour à tour.

Le roi d’Angleterre annonça donc qu’il voulait entamer définitivement des négociations pour la paix; l’archevêque d’York, ainsi que les évêques de Londres et de Salisbury, essayèrent de l’en dissuader ^ Travaillant de tous leurs efforts pour em-

1 . Inter duos maüeos positus ... (Ëpist. Jo. Siilisbc— rieiisis, apud script, rer. franc, tom. XVI.)

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