TENTATIVES DES NORMANDS
70. prirent les armes de leur côté pour secourir l’archevêque, et qûe ceux de Sandwich s’armèrent aussi quand ils virent approcher les cavaliers normands « S’il a eu l’effronterie d’aborder, di- « sait le vicomte Gervais, je lui coupe la tête de « ma propre main *. » L’ardeur des Normands fut un peu ralentie par l’attitude du peuple; ils s’avancèrent cependant l’épée nue, et Jean, doyen d’Oxford, qui accompagnait le primat, courut audevant d’eux en criant : «Que faites -vous?
' « Remettez vos épées ; voulez-vous que le roi passe « pour un traître ’ ? » La multitude s’amassant , les Normands remirent l’épée au fourreau , se contentèrent de visiter les coffres de l’archevêque pour y chercher des brefs du pape , et retournèrent à leurs ch&teaux
I .^Audito armatorum adventu , h^iiruaes de vilM rucurrerunt ad arma, pro domino suo et pastore pugnare volèntes. Idem fecerunt burgenses Dovoriæ. (Script, rer. franc, lom. XVI, pag. 61 3 — 6i4. )
2, Palàm minabatur, si forte præsumeremus applicare, caput nobis amputaturuin. (Ibid. tom. XIV, pag. |4^4‘)
3 Verentes plebis impetum.... ne temeritas eorum
dominum regem notâ proditionis iiiureret. (Ibid. t. XVI, pag. 6i3. )