‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 158 sur 311 · CONTRE THOMAS BECKET · texte numérisé non relu

CONTRE THOMAS BECKET

Sur toute la route de Sandwich à Canterbury, les paysans, les ouvriers elles marchands vinrent au-devant de l’archevêque, le saluant, criant et s’attroupant en grand nombre ; mais pas un riche, pas un personnage honoré, pas un homme de race normande, ne félicitait l’exilé sur son retour ‘ r au contraire, ils s’éloignaient des lieux de son passage, se renfermaient dans leurs maisons fortes, et faisaient courir d’un château à l’autre le bruit que Thomas Becket déchaînait les serfs des champs et les tributaires des villes, et qu’il les promenait à sa suite ivres de joie et de frénésie*. De sa ville métropolitaine, le primat se rendit à Londres pour saluer le fils de Henry II. Toute la bourgeoisie de la grande cité descendit dans les rues à son passage; mais un messager royal vint lui barrer le chemin , au nom du jeune roi , et lui signifier l’ordre formel de retourner à Canterbury, avec défense d’en sortir ’. Dans ce moment, un bourgeois

tuiDultus populnris. (Gerv. Dorob. .-ipud script, rer. franc, ton». XVT, pag. 6i3.)

1. Rarus de numéro divituin aul bonoratorum visitator accedit. (Ibid. pag. 6l5. )

Page 1