CONJURATION
1170. de la bouche du roi , et quatre chevaliers du palais, Richard le Breton, Hugues de Morville, Guillaume de Traci, et Régnault, filsd’Ours, qui les entendirent , se conjurant ensemble à la vie et à la mort, partirent subitement pour l’Angleterre le jour de Noël On ne s’aperçut point de leur absence, la cause n’en fut nullement soupçonnée, et même, pmidant qu’ils galopaient en toute hâte vers la mer, le conseil des barons de Normandie, assemblé par le roi, nomma trois commissaires chargés d’aller saisir légalement et emprisonner Thomas Becket comme prévenu de haute trahison * ; mais les conjurés, qui avaient les devants, ne laissèrent rien à faire twx commissaires royaux.
Cinq jours après la fête de Noël, les quatre Normands arrivèrent à Canterbury. Cette ville était alors en rumeur, pour de nouvelles excommunications que venait de prononcer l’archevêque
homo qui in manicalo juniento claudo prorupitincuriam, deiwnestat totum genus regium , totnm sine vindice con-
culcat regnum , se ignavos et ignobiles homiiies iiu-
trivisse.. .. qui ipsum de sacerdote uno non vindicareiit. (Vita quadripart. lib. 111, cap. li.)
1. Richardus Brito.... Reginaldus filius Ursi.». jura- . iiienlo se constriuxerunt. (Seript. rer. franc, loni. XVI,
pag. 6i5.)