Stephanides, pag
DE QUATRE ^ORMAWDS.
contre des hommes qui l’avaient insulté, et nolam- n ment contre Renouf de Broc, qui s’était diverti à mutiler un de ses chevaux en lui coupant la queue Los quaire chevaliers' entrèrent à Canterbury avec une troupe de gens d’armes qu’ils avaient rassemblés dans les châteaux sur leur route’. Ils requirent d’abord l’ofHcicr municipal de la ville, que les Normands appelaient le maire , et qui peut-être était alors un homme de race anglaise, de faire marcher les citoyens en armes pour lè service du roi à la maison de l’archevêque; le maire refusa , et les Normands lui enjoignirent de prendre au moins ses mesures pour que, de tout le jour, aucun bourgeois ne remuât , quoi qu’il pût arriver’. Ensuite les quatre conjurés, avec douze de leurs amis, se rendirent à la maison et à Pappartement du primat*.
Thomas Becket venait d’achever son dîner et ses serviteurs étaient encore » table; il salua les Normands à leur entrée , et demanda le sujet de leur visite. Ceux-ci ne lui firent aucune réponse
I . Qui die præcedenti ampiutaverat caudain suraarii sui. (Roger, de Hoved. pag. 5ai. )
* a. Vita Thomæ quadripart. lib. III, oap. la.