Ibid. pag
4 . Qui se gerebat eleclum per Wallenses.... ut totam simul Walliam contra regem excitarct... (Ibid.)
CONTRE GIRAULD BARRY. 2I9
coiiuu pour son caractère féroce, vint d’Angleterre le remplacer*. Cet Avenel publia Une adresse aux Gallois , conçue dans les termes suivants : « Sachez tous que.Girauld , l’archidiacrc, est cn- « nemi du roi , et agresseur de la couronne ; et que, a si l’un de vous ose entretenir quelque correspon- « dance avec lui, sa maison , sa terre et ses ineu- « blés seront livrés au premier occupant*. » Dans l’intervalle de trois voyages que Girauld fît à Rome, et entre lesquels il fut oblige de se tenir cache par prudence, on lui signifia, à son ancien domicile , des avis menaçants , dont l’un portait ce qui suit : « Nous t’ordonnons et te conseillons, si « tu aimes ton corps et tes membres, de ne tenir a ni chapitre ni synode en aucun lieu de la terre « du roi; et tiens-toi pour averti que ton corps, « avec tout ce qui t’appartient, en quelque endroit « qu’on le trouve, sera mis à la merci du seigneur- « roi , et sous bonne garde ’. »
1 . Ut atrociùs ngorct, quotiiàin crudelis extiirrat... . (Anglia sacra, loin. II, p. 56fi. )
2 Coroiiæ impugnatorcm.,,. alioqni domus vestras
et castelln Omni occupant! expouemus.... (Ibid.)
3. Tibi mandamus cl consulimus , sicut omnia tua diligis et corpus tuum.... et corpus tuum ubicumque inventum fuerit, in potestate doniin! regis capi, et salvo eus- (odiri faciain. ( Ibid, p. 566-55^. )
t igS
no3.
2 20 GIRAULD BARRY GOWDAMNÉ
i»o3. Après cinq anuées, pendant lesquelles la cour de Rome, suivant sa politique ordinaire, préluda à son arrêt définitif par des décisions flottantes et successivement contraires et favorables aux deux partis', Girauld fut formellement condamné sur le témoignage de quelques Gallois, que la pauvreté et la peur forcèrent de se vendre aux Normands , et que Régnault Foliot conduisit à Rome, avec grand appareil, pour y témoigner contre leur propre pays’. I.a terreur poussa qiême à la fin les membres du chapitre de Saint-David à délaisser l’évêque de leur choix et à reconnaître la suprématie d’une métropole étrangère. Lorsque Girauld Barry, après sa destitution, revint dans le pays , personne n’osait lui ouvrir sa perte ; et l’on fuyait comme un pesti-. fé^ l’homnie que persécutaient les conquérants*. Ces derniers cependant ne lui firent pas éprouver ^ le sort de Thomas Becket; et il fut seulement cité en Angleterre devant un synod/e d’évêques pouc être censuré et recevoir son arrêt de dégradation canonique. Les prélats normands prirent plaisir