NORMANDS ÉTABLIS
'5<>- un pacte politique absolument semblable à celui de Guillaume-le-Bâlard avec le pape Alexandre II. Henry H se serait probablement hâté d’accomplir, comme Guillaume, son étrange mission religieuse, si une autre conquête, celle de l’Anjou, sur son prdpre frère Geoffroy, n’avait prevue aussitôt détourné son attention *. Ensuite il guerroya contre les Bretons et les Poitevins , qui, mal avisés pour leur salut, préféraient leur indépendance nationale au joug d’un ami de l’Église. Enfin la rivalité du roi de France, qui ne cesssait jamais de s’exercer, i56 soit ouvertement, soit en secret, et surtout la longue et sérieuse querelle avec le primat de Canterbury, rempêchèren t d’aller conq uérir, en Irlande, 5? la royauté temporelle pour lui-même , et pour le pape la royauté spirituelle, jointe à la rente d’un denier par maison. Ijorsque Adrien lY mourut, sa bulle dormait encore , attendant de l’emploi , au fond du trésor des chartes royales d’Angleterre, et elle y eût peut-être vieilli durant toute la vie du roi, si des événements imprévus n’avaient amené l’occasion de la faire paraître au grand jour.
On â vu plus haut comment dés aventuriers normands et flamands de naissance avaient conquis le territoire de Pembroke et une portion des