‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 192 sur 311 · I. M.ith. Paris, pag. 3oi · texte numérisé non relu

I. M.ith. Paris, pag. 3oi

DANS LE PAYS DE CAI.LFS. Q 'j >

côtes occidentales du pays de Galles En s’établissant sur les domaines nouvellement usurpés par eux, ces hommes n’avaient point quitté leurs anciennes mœurs d’oisiveté et de dissipation, pour des habitudes d’ordre et de repos; ils consommaient au jeu ou en débauche tout le revenu de leurs terres, et les épuisaient au lieu de les améliorer, comptant sur de nouvelles expéditions, plutôt que sur l’économie domestique, pour réparer un jour leur fortune. En un mot, dans la condition de grands propriétaires, de riches seigneurs terriens, pour parler le langage de l’époque, ils avaient conservé le caractère de soldats d’aventure, toujours disposés à tenter les chances de la guerre au dehors, soit pour leur propre compte , soit aux gages d’autrui. C’est sous cet aspect qu’ils se firent remarquer des habitants de l’île d’Erin, qui souvent venaient visiter, pour des affaires de négoce, les côtes du pays de Galles. Pour la première fois alors il se trouvait dans le voisinage de l’Irlande une colonie d’hommes exercés à porter l’armure complète, que, dans ce siècle, on appelait rarmurc française*; la vue des coites de mailles et des grands

Page 1