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2/|2 ALLIANCE d’un ROI IRLANDAIS
i 56 chevaux flamands des compagnons de Richard Strongboghe, chose nouvelle pour les Irlandais, qui ne connaissaient que les armes légères, leur causa'une grande surprise Les voyageurs et les i66 marchands , à leur retour, firent des récits raer- *69. veilleux sur la force et l’adresse guerrière des nouveaux habitants de l’ouest de la Bretagne. Dans ce même temps , le chef d’une des provinces orientales de llrlande se trouvait en querelle et en guerre avec l’un des chefs ses voisins. Frappé de ce qu’il entendait raconter des conquérants du pays de Pembroke, il s’avisa d’adresser à quelques-uns d’entre eux la demande de s’enrôler à son service pour une forte paie, et de l’aider à ruiner son ennemi, dont il poursuivait la perte avec l’acharnement passionné que les Irlandais portaient malheureusement dans leurs guerres civiles *.
1169. Les Normands et les Flamands du pays de Galles, quoique ornés, depuis leur conquête, des titres d’honneur qui désignaient l’homme riche et puissant dans la langue française du moyen âge , ne trouvèrent rien d’étrange dans la proposition de
1. Inermes corpore pugnant. (Ibid. pag. 738-743.) — Jo. Brompton, pag. 107.
2. Girald. Camb. Hibernia cxpagnata, — Chronic- Wall. Hermingford, pag. 498.