‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 213 sur 311 · Voluntariaiii sil>i perniciem indicere... (Ibid · texte numérisé non relu

Voluntariaiii sil>i perniciem indicere... (Ibid

Digilized by Coq^Je

nii THOMAS BECKET.

a nous commençâmes à désespérer du roi, et à nyt U croire que la mort de l’un amènerait malheureu- « sèment celle de l’autre Enfin ses amis intimes a se hasardèrent' à lui demander ce qui l’alHigeait « à ce point, et l’empêchait de revenir à lui-même.

« — • C’est que je crains , répondit-il , que les au- « tours et les complices de cet abominable forfait « ne se soient promis l’impunité, se fiant sur mon « ancienne rancune, et que ma réputation ne souf- 0 fre des mauvais propos de mes'ennemis, qui ne a manqueront pas de m’attribuer tout *; mais, par « le Dieu tout-puissant, je n’y ai coopéré en au- « cune façon, ni de volonté ni de conscience, à « moins que l’on ne regarde comme un délit de ma K part l’opinion , conservée encore par certains « hommes , que j’aimais peu l’archevêque »

Ce récit, dans lequel l’exagération des sentiments, l’appareil dramatique, l’affectation de présenter le roi comme l’ami le plus tendre du primat sont des signes évidents de fausseté, obtint peu de

I . Ët in alterius nece niiscrabilitcr utrumque credebamus interiisse.... (Script, rcr. franc, loin. XVI, p. 409* ) a. Ne scelcris auctores et complices , veteris rancoris

conridentiâ , impmiitatcm sibi criminis promisisseiit

(Ibid. pag. 469. ) •

3 Nisi forte iu hoc delictum sitquùd minus diligerc

credebalur. ... (Ibid.)

•z66 LETTRE DE HENRY II

crédit à la cour de Rome et dans le monde. Il n’empécha point les malveillants de propager la croyance , également fausse , que Thomas avait été tué par l’ordre formel de Henry II. Pour affaiblir ces impressions , le roi prit le parti d’adresser luimême au pape une relation du meurtre et de ses propres regrets plus conforme à la vérité que celle des prélats de Normandie, sans cesser pourtant d’être inexacte. Dans cette lettre , le roi d’Angleterre se gardait bien d’avouer que les quatre assassins étaient partis de sa cour après l’avoir entendu proférer une exclamation de fureur qui pouvait passer pour un ordre, et il exagérait ses bons offices envers le primat , ainsi que les torts de ce dernier. «Je lui avais rendu, disait-il^ mou « amitié et la pleine possession de ses biens; je lui « avais permis de retourner en Angleterre avec un « cortège honorable ' ; mais , à son entrée, au lieu « des joies de la paix , il a porté le glaive et l’in- « cendie. Il a mis en question ma dignité royale, « et excommunié sans raison mes plus zélés servi- « teurs Alors ceux qu’il avait excommuniés , et

Et cum hqiiuslo commeatu in Ângliam transfretare conccssi. (Script, rer. franc, tom. XVI, p. 47"-)

2 Ipse ver6 in iiigressu suo, non pacis lætitiam scd

igncm porlavil el gladium. (Ibid.)

Digilizccl by Googic

Page 1