TAT DES AFFAIRES
jiy3, meurtre par excès de zèle pour son intérêt*; et les quatre Normands Tracy, Morville fils d’Ours, et le Breton , demeurèrent en sûreté et en paix dans un château royal du nord. Nulle justice ne les poursuivit, excepté celle de l’opinion populaire, qui répandait sur eux mille contes sinistres; par exemple, que les animaux mêmes avaient horreur de leur présence, et que les chiens refusaient de toucher aux restes de leurs repas*. £n gagnant l’appui du pape contre l’Irlande , Henry II se trouvait, par cet accroissement de puissance à V^xtér rieur, amplement dédommagé de la dipiinution de son influence sur les affaires ecclésiastiques } et rien ne prouve qu’il ne s’y soit pas résigné de bon cœur. Le pur goût du bien n’était pas ce qui l’avait conduit dans ses réformes législatives; et l’on doit se souvenir qu’une fins déjà il avait proposé au pape de lui abandonner les statuts de Clarendon, et plus encore , si , de son côté , il voulait consentir à sacrifier Thomas Becket*. Ainsi , après de longues agitations, Henry II goûtait en paix la joie de l’ambition satisfaite : mais ce calme ne dura guère , et