‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 225 sur 311 · Voyez liv. IX · texte numérisé non relu

Voyez liv. IX

PD ROI HEWRY.

de nouveaux chagrins, où, par une fatalité bizarre, i le souvenir de l’archevêque se trouva encore mêlé, vinrent bientôt affliger le roi.

Le lecteur se rappelle que, durant la vie du prjmat, Henry H, ne pouvant déterminer le pape à liA enlever son titre , avait résolu d’abolir la primatie elle-même, et que, dans cette vue, il avait fait couronner roi son fils aîné, par les mains de l’archevêque d’York *. Cette démarche , qui paraissait n’avoir d’importance qu’en ce qu’elle attaquait par sa base la hiérarchie religieuse établie depuis la conquête , eut des suites que personne n’avait prévues. Comme il y avait deux rois d’Angleterre, les courtisans et les flatteurs, trouvant en quelque sorte un double emploi , se partagèrent entre le père et le fils. Les plus jeunes et les plus actifs en intrigues se rangèrent du côté du dernier, dont le règne offrait une plus longue perspective de faveur *. Une circonstance particulière lui attira surtout l’affection des Aquitains et des Poitevins, gens habiles, insinuants, persuasifs, avides de nouveautés par caractère, et prompts à saisir tous les moyens d’affaiblir la puissance anglo-normande, à laquelle ils n’obéissaient qu’à regret, il y avait

Page 1