Credentes mox affore regnum ejus. (Math. Paris
COMHENCEMEnT
1173. déjà long-temps que la bonne intelligence n’existait plus entre Eléonore de Guienne et son mari. Celui-ci, une fois en possession des honneurs et des titres que la fille du comte Guillaume lui avait apportés en dot , et pour lesquels seulement ,^au dire des vieux historiens , il l’avait aimée et ^ousée', s’était mis à entretenir des maîtresses de tout rang et de toute nation. La duchesse d’Aquitaine, passionnée et vindicative comme une femme du midi , -s’efforça d’inspirer à ses fils de l’éloignement pour leur père, et les entoura de soins et de tendresse pour s’en faire un soutien contre ll}i\ Du moment que l’aîné fut entré en partage delà digâité royale, elle lui donna des amis , des conseillers, des confidents intimes, qui, durant les absences nombreuses de Henry 11 , excitèrent, autant qu’ils purent , .l’ambition et l’orgueil du jeune homme Ils eurent peu de peine à lui persuader que son père ,' en le faisant couronner roi , avait pleinement abdiqué en sa faveur, que lui seul était roi d’An-
1. Maxiinè dignitatuin quæ eam contingebant cnpidiTtate illectus. (Gerv. Dorobern. apud script, rcrum franc, tom. XIlI, pag. 125.)
2 . Ex consilio matris suæ. (Script, rer. franc. t.XIY, pag. 749- — Math. Paris, pag. 126 .)
3. Regis Henrici juiiioris aiiimum coeperunt avertere à pâtre siio, (Ibid.) «u? ■
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DE TROUBLES DOMESTIQUES. a8l
gleterre, et que nul autre ne devait prendre ce 1173. titre, ni exercer le souverain pouvoir*.
Le vieux roi, c’est le nom qu’on employait alors pour désigner Henry II’, ne larda pas à s’apercevoir des mauvaises dispositions où les confidents de son fils s’étudiaient à l’entretenir ; plusieurs fois il le força de changer d’amis et de congédier ceux qu’il aimait le plus Mais ces mesures , auxquelles les occupations continuelles de Henry H sur le continent, et ensuite en Irlande, ne lui permettaient pas de donner beaucoup de suite, aigrissaient le jeune homme sans le corriger, et lui dotuàtient une sorte de droit à se dire persécuté, et à se plaindre de son père*. Les choses en étaient à ce point, lorsque la paix fut rétablie, par l’entremise du pape, entre les rois de France et d’Angleterre. Une des causes de leur dernière brouillerie, c’était que le roi Henry, en faisant couronner son
1. Math. Paris, p. ia6. — Quasi eo coronalo , rcgnum cxpirasset paternum. (Guill. Neubrig. p. 216.)
2. Rex senior ; sic enim vulgè dicebatur. (Script, rer. franc, tom. XIV , p. 1 13 . )
3 . Removerat à consilio et fanmlatu filii sui Âsculfum de Sanctô-Hilario et alios équités juuiores. (Ibid. t. XVI, pag. 644. )