‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 23 sur 311 · DES GALLOIS · texte numérisé non relu

DES GALLOIS

' marais et les rochers de la Carabrie’. Ceux des chefs de bandes qui s’établirent dans les provinces de l’ouest sollicitèrent presque tous du roi Guillaume ou de ses fils, comme une sorte de supplément de solde , la licence de conquérir sur les Gallois; c’est l’expression même des anciens actes*: beaucoup d’hommes obtinrent cette permission; d’autres la prirent d’eux-mêmes, et, sans lettres de marque, coururent sus aux Gallois, qui résistèrent bravement et défendirent pied à pied leur territoire. Les Normands, s’étant rendus maîtres des extrémités orientales du pays de Galles, y bâtirent, suivant leur coutume, une ligne de châteaux-forts’.

Cette chaîne de forteresses s’était graduellement resserrée; et lorsqu’en l’année ii38, les Gallois entreprirent de la rompre, presque tout le sud du pays, les vallées de Glamorgan et de Breknock, et le grand promontoire de Pembroke, étaient déjà détachés de l’ancienne C>ambrie. Divers accidents

1. Postquàm Normanni bello commisso Aiiglos sibi subjugâninl, Walloiiicam terrain adjacentem...'. (Gesla Stephani regis, p, 940 .)

2 . Gui rex dédit lieentiain conqnirendi super Wallenscs. (Monast. anglic. 1 . 1, p. cl passlm.)

3. Innumeris caslcllis rinxère.... (Gesta Stcph. regis pag. G3o. )

Il 38.

3 o CONQOÊTES DES NORMANDS

1088. avaicntcontrihuéà faciliter ces conquêtes. D'abord, sous le règne de Guillaume-le<Roux, une guerre civile entre les Gallois méridionaux (événement trop commun chez ce peuple ) introduisit dans le pays de Glamorgan, comme auxiliaires soldés de l’une des parties belligérantes, une compagnie d’aventuriers normands conduits par Robert bis d’Aymon. Ce Robert (le même dont la bile ne voulait point accepter un gendre qui n’eût pas deux noms*), après avoir combattu pour un chef gallois, et reçu sa solde, retournant sur ses domaines de Glocester, se mit à songer à l’effet terrible qu’avaient produit sur les Cambriens ses hommes et ses chevaux vêtus de fer*. Celte rébexion lui suggéra le projet de visiter en conquérant le même chef dont il avait été le soldat. Il rassembla ,ogg une bande plus nombreuse, entra dans la vallée ^ de Glamorgan , et s’empara des lieux les plus voisins de la frontière normande’. Les envahisseurs se partagèrent le pays, suivant leurs grades. Robert, bis d’Aymon, eut pour son lot trois villes, et devint comte de toute la terre conquise. Parmi ses principaux compagnons, l’histoire cite Robert

i. Voyez livre VII, loin. Il, pag. 38a.

a. C.Tmbricn blogr.iphy, p. lO'j — 197.

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