INVASION
1 1 37 teaux-forts bâtis par les Normands. Iaîs Cambriens, ,“38, race d’hommes impétueuse el passionnée, se portèrent avec une sorte de fanatisme national à cette agression soudaine; il n’y eut quartier pour aucun homme parlant la langue française : barons, chevaliers et soldats impatronisés sur les terres galloises, prêtres et moines intrus dans les églises, et dotés sur les terres des Gallois, tous furent tués ou chassés des domaines qu’ils occupaient Les Cambriens se montrèrent cruels dans ces représailles; mais eux-mêmes avaient subi des cruautés inouïes de la part des Anglo-Normands. Huguesle-Loup et Robert de Maupas avaient presque dépeuplé la contrée de Flint, voisine du comté de Chester ; Robert de Ruddian les avait enlevés de leurs maisons pour en faire des serfs , et les historiens du temps disent de Robert de Belesme, comte de Shrewsbury, qu’il les avait déchirés avec des ongles de fer’.
Les conquérants de l’Angleterre , non contents de posséder les terres fertiles de ce pays , avaient de bonne heure envahi avec une égale avidité les
1. Gest.T Stephani regis, p. g 3 o. — Monastic. nnglic. tOID. IJ, pag. 63 .
2. Cominùs ut pccudes occiclit, aut indebitæ serviluti alrocitcr luancipavil. (Ordcric. Vital, p. 670.) — Ferreis «jus ungulis cxcoriali. (Ibid. pag. 768.)