Henricna junior. (Script, rer. franc, tom. XIV,paasim
a88 LETTRE DE HENRY LE FILS
i;3. faisaieot alors les appels qui , de nos jours , s’adressent à l’opinion publique.
Une particularité remarquable de ce manifeste , c’est que Henry-le-Jcune y prend tous les titres de son père , excepté celui de duc d’Aquitaine , sans doute pour se mieux concilier la faveur des gens de ce pays , qui ne voulaient reconnaître de droit sur eux que dans la fille de leur dernier chef national. Mais une chose plus remarquable encore , c’est l’origine que le jeune roi attribue à ses différends avec son père, et la manière dont il se justifie d’avoir violé le commandement de Dieu qui prescrit d’honorer père et mère, a Je passe sous silence , « dit la lettre authentique*, les injures qui me sont a personnelles, pour en venir à ce qui a le plus « fortement agi sur moi. Les insignes scélérats qui « ont massacré, dans le temple même, mon père « nourricier, le glorieux martyr du Christ, saint « Thomas de Canterbury, demeurent sains et saufs; a ils ont encore racine sur terre; aucun acte de la « justice royale ne les a poursuivis après un at- « tentât si affreux*. Je n’ai pu souffrir cette négli-