Voyez livre VI, toin. II
3 Licèt absens corpore, præsens tamen animo,
me vestris advolvo genibus... (Script, rer. franc, t. XVI, pag. 65 o. )
• 4 - VestræjurisdictionisestregnumAngliæ, et quantum ad feudalorii juris obligationem vobis duntaxàt teneor. ... (Ibid.)
A l’^gabd du pape.
« les armes matépielles , défendez au moins avec le “74^ « glaive spirituel le patrimoine du bienheureux « Pierre’. »
I^e pape fit droit à celte demande en ratifiant les sentences d’excommunication que les évêques, ' fidèles au roi, avaient lancées contre les partisans de ses fils*. Il envoya de plus un légat spécial chargé de rétablir la paix domestique, et d’avoir soin que cette paix , quelles qu’en fussent les conditions, produisît quelque nouvel avantage aux princes de l’église romaine.
Cependant d’un côté le roi de France et Heuryle-Jeune , de l’autre les comtes de Flandre et de Bretagne, passèrent en armes la frontière de Normandie. second fils du roi d’Angleterrej Richard, s’était rendu en Poitou ; la plupart des barons de ce pays se soulevèrent pour sa cause, plutôt par haine du père que par amour des fils’. Ceux qui en Bretagne , quelques années auparavant , avaient formé une ligue nationale , renouèrent leur con-
I. Experiatur Anglia quid possil Roiiiunus pontifex , et quia niaterialibus armi.s non ulitur, patrimonium B. Pétri spirituali gladio tneatur. ( Script, rer. franc, tom. XVI , p. 65 o. )
a. Ibid. pag. 629.
3 Potiùs odio palris quàm aniorc filü..... (Ibid.
tom. X!I , pag. 684. )
298 COMMENCKMENT DES HOSTILITES.
4. fédération , et s’armèrent en apparence pour le comte Geoffroy, mais en réalité pour leur propre indépendance Attaqué ainsi sur plusieurs points, le roi d’Angleterre n’avait de troupes dans lesquelles ' il eût pleine confiance qu’un grand corps de ces mercenaires qu’on appelait alors Brabançons , Co~ teraux ou Routiers , bandits en temps de paix, soU dats ed temps de guerre , servant au hasard toutes les causes, aussi braves et mieux disciplinés que ^ ' les autres milices du temps’. Avec une partie de cette armée, Henry II arrêta les progrès du l’oi de France, et il envoya l’autre partie contre les Bretons révoltés. Ceux-ci furent vaincus en bataille rangée par l’expérience militaire des Brabançons, et forcés de se renfermer dans leurs châteaux et dans la ville de Dol , que le roi d’Angleterre assiégea et prit en quelques jours’. '
Tja défaite des Bretons diminua l’ardeur, non des fils du roi Henry et de leurs partisans normands, angevins ou aquitains, mais du roi de
I. Script, rer. franc, tom. XII, p. < 184 . — Roger, de Hoved. pag, 534- ■
a. 30,000 Brabancenorum in qnibus plus caeteris confidcbat.... (Script, rer. franc, tom. XIII, pag. i55.) — Loterelli rutarii •, route ^ en vieux français, signifie bande.