Ibid. pag. ri
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CONFÉRENCES DE HENRT II AVEC SES FILS, agg France, qui désirait par-deÂsus toutconduire cette guerre au lUoins de frais possible. Craignant d’être obligé à de trop grandes dépenses d’hommes et d’argent, ou voulant essayer d’autres combinaisons politiques, ilditun jouraux fils révoltés qu’il serait bien fait à eux de se réconcilier avec .leur père. Les jeunes princes, contraints par la volonté de leur allié à un soudain retour d’affection filiale , le suivirent au lieu assigné pour les conférences de paix*. C’était non loin de Gisors, dans une vitste plaine où se trouvait un grand orme dont les branches retombaient jusqu’à terre, et près duquel avaient lieu, de temps immémorial, les congrès diplomatiques entre les ducs de Normandie et les rois de France*. I.es deux rois y vinrent accompagnés des archevêques, évêques, comtes et barons de leurs terres. Les fils de Henry II firent leurs demandes, et le père se montra disposé à leur accorder beaucoup. Il offrit à l’aîné la moitié des revenus royaux de l’Angleterre , et quatre bons châ-
I Fr.nnci mmptibus hediosis aflecli,... filios regis
Anglorum .sd gmtlam pntris reducere siimmn operû slu-r duerunt... (Radulf. de Diceto , apud script, rcruin franc, tom. XIII, pag. 197.)
-2. Ulmus erat visu gratissiiua , ra'iuis ad terram redeuntibus.... colloquia baberi solebant. (Script, rcr. franc, loin. XVII , p. i 48 .)
' 3 oo REPRISE
1174. tcaux-forts dans ce pays’, s’il y voulait demeurer, ou, s’il l’aimait mieux , trois châteaux en Normandie, un dans le Maine, un dans l’Anjou, un dans la Touraine, avec tous les revenus de ses aïeux les comtes d’Anjou , et la moitié des renies de Normandie '.fil offrit pareillement des terres et des revenus à Richard et à Geoffroy. Mais cette facilité de sa part , et son vif désir de^ faire cesser à jamais tout motif de querelle entre ses enfants et lui , alarma de nouveau le roi de France Ce roi cessa de vouloir la paix, et permit aux partisans des Hls de Henry II, qui la redoutaient beaucoup, de susciter des obstacles et d’intriguer pour rompre les négociations entamées’. L’un de ces hommes, Robert de Beaumont, comte de Leicester, alla jusqu’à dire en face des injures au roi d’Angleterre, et porta la main à son épée H fut retenu par les assistants; mais le tumulte qui suivit cette scène arrêta tout accommodement, et bientôt les hostilités recommencèrent entre le père et les fils.
I Quatuor idonea castella. (Script, rer. franc.
ton). XIII, pag, i4^. )