OE ^THOMAS BECKET
de race Ces fils des serfs de la conquête impri- 1174. mèreut les marques du fouet sur la chair du petitfils du conquérant, non sans éprouver une secrète joie, que semblent trahir quelques plaisanteries amères consignées dans les récits du temps
Mais ni cette joie ni ce triomphe d’un moment ne pouvaient être d’aucun fruit pour la population anglaise; au contraire, cette population était prise pour dupe dans la scène d’hypocrisie que jouait devant elle le roi de race angevine. Henry II, voyant se tourner contre lui la plus grande partie de ses sujets du continent , avait reconnu la nécessité de se rendre populaire auprès des Saxons afin de gagner leur appui. Il pensa que quelques coups de discipline seraient peu de chose s’il pouvait obtenir à ce prix les loyaux services que le bas
peuple d’Ângleterre avait autrefois rendus à son aïeul Henry I"’. En effet, depuis le meurtre
Thomas Becket, l’amour de ce nouveau martyr
était devenu la passion, ou, pour mieux dire, la
1 . A singulis viris religiosis quoram multiludo luagna •convonerat.... (Malh. Paris, pag. i3o. )
2 . En vegias annonas.... En inaudilas consnetudines etiam post illas quæ inter ilium cl martyrein fucrant dissentionis materiu. (Vita B. Thoinæ quadripart. lib. IV, cap. 7 . )