ET BERTRAND DE BORH. I
les autres; « car croyait, dit un anciea récit, n83 « que toute la guerre que le jeune roi, son fils, a luk avait faite, Bertrand la lui avait fait faire;
« et pour cela il vint devant Hautefort pour le « prendre et le ruiner*, a
Le château de Hautefort ne tint pas l(Ag>t«iQps contre toutes les forces du roi, unies à celles de sel deux fils , Richard et C^offroy de Bretagne. Jlorcé de se rendre à pierci, Bertrand de Born fut mené à la tonte de son ennemi , qui , avant de pron«ncer l’arrêt du vainqueur contre le vaincu, voulut goûter quelque temps le plaisir de la vengeance , en traitant avec dérision. Hiomme qui s’étaib fitit craindre de lui et s’était vanté de nepas le craindre<
« Bertrand, lui dit-il, vous qui prétendiez^ n’avoir a en aucun temps besoin de la moitié de votre « sens, sachez que voici une oceasion où le tout « ne vous ferait pas faute*. — Seigneur, réponsht « l’homme du midi , avec l’assurancÿ habituelle « que lui donnait le sentiment de sa supériorité « d’esprit, il est vrai que j’ai dit cela, et j’ai dit
1 Car el crczla qnetota la guerra quel réis joves,
MS fillz, Uavia faicha, qu’eu Bertrans la agnes faitu fan... (Poésies des Troubadours ,’collectioB dcM. Raynouard, tom. V, pag. 86. )’