CHANT
g^. Tous deux se conjurèreotycomintt frères d’srmes, pour ce qu’on appelait la cause de Diet;, et, easigne de leur engagement, reçurent des mains de l’ai^ ciievêque i(ne croix d’étoffe, qu’ils appliquèrent sur leurs habits ÿ celle du roi de France était ronge > et celte du roi d’Angleterre était blanche*. £ii les prenant, ils se sigifêrent au front, à la' bouche et à la poitrine, et firent serment de ne point quitter la croix du Seignenr, ni sur terre ni sur mer, ni en champs ni en villes, jusqu’à leur retour du grand passage*. Beaucoup de seigneurs des deux royaumes firent le même vœu, entraînés per l’exemple des rois , pai* le désir d’obtenir rémission de tous leurè péchés , par les discours populaires, qui roulaient tous alors sur ce suj^, et même par dès chansons en langue vulgaire ou en langue latine, qui circulaient alors*. Une de ces dernières, composée par un clerc d^Orléans, et ♦
1 . Rex FraHciæ et gens sua susceperunt crucas rnbeas, «t ron Ângliæ et- gens siia susceperunt crures albas.. .. ( Hogi. de Hored. pag. 64 1 . )
a. Signantes se in fronte, in ore, in pectorc et in corde... nee erucem Domini deselicturos neque in terrâ nc(|iie in mari , neque in urbe, donec reversi fuerint in domos suas, si Dens det... (Script, rer. franc, t. XII, pag. 656.)
2. Plures catervatîm ruebant ad susceplionem crucis... (Ibid.)