‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 287 sur 311 · RUPTURE · texte numérisé non relu

RUPTURE

1187. pays et celles des provinces du continent. L’antique cunemi ne donnait pas, disent les historiens dà siècle, et sa malice ralluma promptement la guerre entre ceux qui venaient de jurer de ne plus porter les armes contre des chrétiens jusqu’à leur retour de la Terre-Sainte L’occasion de cette rupture fut une querelle d’intérêt entre Richard de Poitiers et le comte de Toulouse, Raymond de Saint-Gilles. Les Aquitains et les Poitevins, qui avaient repris des forces et de l’énergie depuis leuidernière défaite, profitèrent du trouble causé par cette querelle pour faire de nouveaux complots et de nouvelles ligues contre la puissance anglo-normande. De sou côté, le roi de France, suivant la politique de scs aïeux , ne put se défendre d’entrer dans le parti des adversaires des Normands, et d’attaquer dans le Rerry les cliâteaux-forls qui relevaient du roi d’Angleterre*. Bientôt la guerre s’étendit sur toute la frontière des pays gouverné.^ par les deux rois. Il y eut de part et d’autre beaucoup de villes prises et reprises , de fermes incendies, des vignobles dévastés ; enfin les deux puissances rivales ,

I. Antiqui liostis malitia non quievit. (Script, rer. franc, lom. XVIII, pag. i4.)

a. Rog. de Hoved. pag. 644- >. *

fatiguées^de se nuire inutilement ,

Page 1