‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 290 sur 311 · ET DU ROI DE ERA.MCE · texte numérisé non relu

ET DU ROI DE ERA.MCE

ii’ctait pas le seul motif qui la lui faisait retenir ngs. captive dans uu château d’Angleterre , et qu’il avait conçu pour elle une Violente passion, qu’il satisfit même, disent plusieurs historiens, après la mort de sa maîtresse Rosemonde'. Quelques-uns

assurent que, dans le temps de la guerre contre ses fils, il avait résolu de prendre Aliz pour épouse, et de répudier Eléonore , afin d’obtenir pour luimême l’appui que le roi de France prêtait à ses adversaires’. Mais ce fut vainement qu’alors il sollicita son divorce auprès de la cour de Rome, et que , pour l’obtenir, il combla de présents les légats ])ontificaux’.

Dans les conférences qu’il avait eues précédemment avec le roi d’Angleterre, Philippe avait plusieurs fois réclamé la conclusion du mariage de sa sœur Aliz avec le comte de Poitiers , et ce fut la première des conditions qu’il proposa au congrès de Bonmoulins. Il demanda en outre que son futur beau-frère fût déclaré , par avance , héritier de tous les États du roi Henry, et reçût en cette qualité le

1. Quam postmortem Rosamundæ defloravit... (Script, ver. franc, toin. XIII , p. 21-4-)

2 . Ut sic majori favore Francoruin fretus, Blies proprios cxhxredaret. .. . ( Ibid. )

3. Hugolinum cardinalem ad divortiandum inter ilium et reginam Elianorani iiivitarat. (Ibid.)

36o NOUVEAUX SOULÈVEMENTS

ii88. serment d’Iioininagc des barons d’Angleterre et du continent*. Mais Henry II ne voulut point y consentir, craignant le dhagrin que lui avait causé auti’cfois l’élcvation prématurée de son fils aîné*. A ce refus, Richard, outré de colère fit de nouveau ce tpi’il avait fait tant de fois. En la présence même (le sou père, se tournant vers le roi de France, et joignant les deux mains «ntre 1rs sienAes, il se déclara son vassal , et lui fit hommage pour les duchés de Normandie, de Bretagne et d’Aquitaine, et pour les comtés de Poitou, d’Anjou et du Maine^ Pour ec serment de foi et d’hommage, Philippe lui donna en fief les villes de Châteauroux et d’Issoudun‘.

Cette usurpation de tous hes droits paternels sur le continent était le coup le plus sensible que Richard eût encore porté à son père ; c’était le commencement d’une nouvelle querelle domestique aussi violente que l’avait été la première de toutes, «

I . Et pcrinisisset^ipsi Ricardo hæredi suo , (ieri hoiiiaet tlJcIiiatcs... (Roger, de Uoved. p. 549-)

Non inimemor iiijuriarum qiias rex filius sutis ci fecerat pio simili exallalionié. .. (Ibid. )

3. Devenit'homo ligius regis Franciæ de omnibus leneineiilis patris suf Iransmarinis, et (idelituteiu juravif ei roiitra omnes nomines. (Ibid.)

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