‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 291 sur 311 · Pro hoinagio suo... (Ibid · texte numérisé non relu

Pro hoinagio suo... (Ibid

UES AQOrrAINS ET J)ES BRETONS. 36l excitée, comme on l’a vu plus haut, par les ten- nss. tatives d’usurpation de Henry-le-Jeune. Les populations mécontentes le sentirent , et se montrèrent agitées d’un soudain mouvement de révolte. Les barons qui, depuis plus de deux ans, se tenaient en repos, les gens du Poitou, naguère encore ennemis jurés de Richard, se déclarèrent pour sa cause, du moment qu’ils crurent le voir en inimitié mortelle avec le roi *. Henry II vint àSaumur faire scs préparatifs de guerre, pendant que scs barons ^ et scs chevaliers le quittaient en foule pour suivre son fils, dont le parti , soutenu par le roi de France et toutes les provinces du midi, semblait devoir être le plus fort*. Le roi d’Angleterre avait pour lui la majorité des Normands, les Angevins, et ceux qu’effrayaient les sentences d’excommunication dont le légat du pape voulut bien lui prêter l’appui. Mais, pendant que les clercs de l’Anjou prononçaient dans leurs églises ces sentences ecclésiastiques, les Bretons, entrant à main armée, dévastaient le pays et attaquaient les lieux forts et

I. Ilnbuit cornes Ricnrdus Britones confederatos cuin Pictaviensibus. (Math. Paris, pag. ifJi.)

2 . Plures de coniitibus et baronibiis suis, co reliclu, adhæseruiit régi Franeix et comiti contra eum. (Bog. de Hovcd. pag. 652.)

PnOPOSlTlON

iiss. les châteaux du roi Accablé sous la mauvaise for> tuoe qui, depuis si long-temps, le poursuivait presque sans relâche, Henry tomba malade de chagrin, et, ne prenant aucune mesure militaire, laissa au légat et aux archevêques tout le soin de sa défense. Ils multiplièrent les arrêts d’excommunication et d’iiiterdit , et envoyèrent méssages sur messages à Richard et au roi de France, leur

faisant tour à tour des menaces et des caresses*. Ils

curent peu d’inflnence surl’esprit de Richard, mais davantage sur celui de Philippe, toujours aussi disposé à la paix qu’à la guerre, pourvu’ qu il espérât y gagner.

ii8y. Le roi de France consentit donc à tenir avec l’aulre roi une conférence, où Richard se rendit bon gré mal gré, et où vinrent Jean d’Anagni, cardinal, légat du pape, et les archevêques de Reims , de Rourges , de Rouen et de Canterbury Philippe proposa au roi d’Angleterre à peu près les' mêmes conditions qu’à l’entrevue de Bonmoulins , c’esttà-dire le mariage d’Aliz avec Richard, et la désignation de ce dernier comme héritier de tous

1 . Britones hostiliter intraverunt in terrain regis An— gliæ et devaslaverunt eam. (Rog. de Hoved. p. 652.)

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