‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 36 sur 311 · CE QUI SE PASSAIT · texte numérisé non relu

CE QUI SE PASSAIT

ii^îg sissait jusque dans les villes et qu’on emmenait 1140. garotlés’, La terreur était telle parmi eux, que, si les habitants de quelque cité ou de quelque bourg voyaient approcher de loin seulement trois ou quatre cavaliers , ils prenaient aussitôt la fuite*.

Cet effroi exagere provenait des bruits sinistres qui couraient sur le sort des hommes que les Normands avaient saisis et enfermés dans leurs châteaux . a Car ils enlevaient, dit une chronique « saxonne, tous ceux qui leur paraissaient avoir « quelque bien, hommes et femmes, de jour « comme de nuit; et quand ils les tenaient empri- « sonnes, pour en tirer de l’or et de l’argent, ils « leur infligeaient des tortures commq jamais mar- « tyr n’en éprouva*. Les uns étaient suspendus par « les pieds , la tête au-dessus de la fumée ; d’autres a étaient pendus par les pouces, avec du feu sous « les pieds; à quelques-uns ils serraient la tête avec

1 . Per vicos et plaleas capiuntur, et vclut in copulâ caoum conslringuntur. (Florent. Wigorn. Gant. p. 6^3.)

2 . Si duo vel très équités appropinquarent alicui oppido oranes oppidani fugerunt. (Chron. saxon. Gibson , pag. ü3g.)

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