‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 57 sur 311 · ÉTAT SOCIAL · texte numérisé non relu

ÉTAT SOCIAL

cjS8 plus méridionaux; ils'soutinrent le combat, et la I i5a. g^nde masse de population qui parlait le langage' d’bc ne reconnut, ni en fait ni en apparence, l’autorité des rois de la contrée où l’on disait oui. IjC midi de la Gaule , partagé en diverses principautés, suivant les divisions naturelles du terri- - toire ou l’ancienne circonscription des provinces romaines, parut ainsi, >vcrs le onzième siècle, affranchi de tout reste de la sujétion que les Franks lui avaient imposée; et le peuple d’Aquitaine n’eut dès-lors poursouverains que des hommes de sa race et de son langage. '

Il est vrai qu’au nord de la Loire , depuis la (in du dixième siècle, une même langue était aussi commune aux rois, aux seigneurs et au peuple : mais, dans ce pays, où la conquête n’avait jamais été démentie, les seigneurs n’aimt;^nt point le peuple; ils sentaient au dedans d’eux-mêmes, sans peut-être s’en rendre compte, que leur rang et leur puissance provenaient d’une source étrangère. Quoique détachés pour jamais de leur vieille souche tudesque, ils n’avaient point renoncé aux mœurs de la conquête ; eux seuls jouissaient, dans le royaume, de la propriété territoriale et de la franchise personnelle. Au contraire, dans les pc- , tites souverainetés méridionales, quoiqu’il y eût des rangs parmi les hommes , quoiqu’il y eût des classes

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