‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 59 sur 311 · I. Voyez tome I, livre II, poj · texte numérisé non relu

I. Voyez tome I, livre II, poj

'JÙ HKHRY, DUC d’aQUITAIWE

<j88 liberté, le royaume de France était puissant par . , jj son étendue et formidable au dehors ; aucun des* Ëtats qui se partageaient avec lui l’ancien territoire gaulois ne l’égalait en force, et ses chefs faisaient souvent trembler les ducs et les comtes du Midi au milieu de leurs grandes cités, enrichies par les arts et le commerce; souvent, pour s’assurer une plus longue paix avec la France , ils offraient leurs filles en mariage, et par une faiisse politique donnaient aux princes français entrée cheis eux à titre de parents et d’alliés. C’est ainsi que l’union de la fille du duc Guillaume avec le roi Louis VII ouvrit , comme on l’a vu , les villes de l’Aquitaine et du Poitou à des garnisons étrangères . Lorsque après ,, 5 a. le divorce d’Eléonore, les Français se furent retirés, son second mariage amena des Angevins et des Normands, qui disaient comme les Français omet nennj, au lieu d’oc et no'. Peut-être y avaitil entre les Angevins et les Méridionaux un peu plus de sympathie qu’entrC; ces derniers et les Français , parce que la civilisation croissait en Gaule à mesure qu’on avançait vers le sud. Mais la différence de langage et surtout d’accentuation devait rappeler sans cesse aux Aquitains que Henry, fils de

I. Voyez les poésies des Troubadours, publiées par M. Raynouard, loin. IV.

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