Voyez livre III , tom. I
3. Cùm arhor riridis a suo truiico recisa ad trium jugerum spatium .à radice proprià separetur, et ad radicem nullo cogcnle arcedet, florescetqiie et fructiim fccerit, aliqiiod solatium speraiidiim est. ( Ailrcd. Ricval. p. ^o^.)
FAÜSSFS PROPHÉTIES.
après Harold étaient venus Guillaume-le-Conqné- nss rant et son filsGuillaume>le-Roux, ce qui complé- „5g tait le nombre de trois rois étrangers à l’ancienne famille; car il faut remarquer qu’on supprimait le roi Edgar, parce qu’il avait encore des parents en Angleterre ou en Ecosse, et qu’en fait de descendance du noble roi Alfred , l’Angevin Henry leur eût paru fort inférieur. L’arbre s’élait rapproché de sa racine quand Mathilde avait épousé Henry I"; il avait fleuri, par la naissance de l’impératrice Mathilde , et enfin porté des fruits , par celle de Henry II... Ces misérables contes ne sont dignes de figurer dans l’histoire qu’à cause de l’effet moral qu’ils ont pu produire sur les hommes d’autrefois.
Ils avaient pour but de détourner de la personne du roi la haine que les Saxons nourrissaient contre tous les Normands; mais rien ne pouvait faire que Henry II ne fût pas le représentant de la conquête ; et l’on avait beau le surnommer mystiquement la pierre angulaire où s’unissaient les deux murailles, c’est-à-dire les deux races', il n’y avait point d’union possible, au milieu d’une telle inégalité de droits, de biens' et de puissance.
I. In quein, velut in lapidem angularem, anglici gencris et normannici gaudemus duos paricles convenissc.
( Ailred. Rieval. p. 570.)
FAUSSK GKITtALOGIi;.
i5S Quelque difTicile qu’il fût déjà pour un Angle- ,5(5 Saxon du douzième siècle de reconnaître comme successeur naturel des rois de race anglaise un homme qui ne savait pas même comment on disait roi en anglais les conciliateurs obstinés des Saxons avec les Normands mirent en avant des assertions beaucoup plus extraordinaires; iis en> treprirent d’ériger le conquérant lui-même en héritier légitime du roi Alfred. Une très-vieille chronique, citée par un auteur dé;jà ancien, raconte que Guillaume-le-Bâtard était le propre petit-fils du roi Edmund-Côte-de-Fer*. «Edmund, dit cette ff chronique, eut deux fils, Edwin et Edward, et, de « plus , une fille unique dont l’histoire tait le nom , « à cause de sa mauvaise vie ; car elle entretint un
commerce illicite avec le pelletier du roi. » I>TQi courroucé bannit d’Angleterre son pelletier avec sa fille, qui alors était enceinte^(Tous deux passèrent en Normandie , où , vivant de’la charité publique, ils eurent successivement trois filles. Un jour qu’iU'étaicnti venus mendier à Falaise, à: la porte 'du duc Robert, le duc, frappé de -la beauté
')!) j'tViioid «jb .alio'fh