AU ROI DE FRANCE
n c’était la vérité, je l’affirme cl j’en atteste Dieu'.» ,i6î Le chef cambrien continuait à se qualifier du nom de fidèle et de vassal du roi de France. Ce trait mérite d’être cité , parce qu’il enseigne à ne point prendre à la lettre, sans un sérieux examen, les formules et les locutions du moyen âge. Souvent les mots vassal ei seigneur exprimaient un rapport réel de subordination et de dépendance; mais souvent aussi ils n’étaient, dans le langage, qu’une simple forme de politesse, surtout quand le faible réclamait l’alliance d’un homme puissant.
Le duché d’Aquitaine ou de Guienne , selon la langue vulgaire , ne s’étendait que jusqu’aux limites orientales de la seconde des anciennes provinces aquitaniques ; et ainsi les villes de Limoges, de Cahors et de Toulouse n’y étaient point comprises. Cette dernière ville, ancienne résidence des rois visigoths et des chefs gallo-romains , qui après eux avaient gouverné les deux Aquitaines unies pour résister aux Franks , était devenue la capitale d’un petit État séparé, qu’on appelait le comté de Toulouse. Il y avait eu de grandes rivalités d’ambition entre les comtes de Toulouse et les ducs de
1. Litteris meis non credidisti.. .. quâd esscnt'ineæ ; sed hæ sunt, Deum testera induco. fScHpt. reruDi franc, torn. XVI , p. 1 16.)
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