CONTRE LES TOULOUSAINS
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la ville, et y fut accueilli avec grande joie, disent les auteurs du temps , par le comte et par les citoyens'. Ces derniers, réunis en assemblée solennelle, lui décernèrent unejettre de remerciement, où ils lui rendaient grâce de les avoir secourus comme un patron et comme un père, expression de reconnaissance affectueuse qui n’impliquait de leur part aucun aveu de sujétion civile ou féodale’.
Mais cette habitude d’implorer le patronage d’un roi contre un autre devint une cause de dépendance , et l’époque où le roi d’Angleterre , comme duc d’Aquitaine et comte de Poitou , obtint de l’influence sur les affaires du midi de la Gaule, commença pour ses habitants une nouvelle époque de décadence et de malheur. Placés dès lors entre deux puissances rivales et également ambitieuses, ils s’attachèrent tantôt à l’une, tantôt à l’autre, au gré des circonstances, et furent tour à tour soutenus , délaissés, trahis , vpndus par toutes les deux. Depuis le douzième siècle, l^s méridionaux ne so sentirent bien que quand les rois de France et
1. Â comité et à civibus cura gaudio magno susceplus est. (Script, rerum franc, tom. XIII, p. 739.)
2. Quod eorum periculi.s more paterno provideat. (Ibid. tom. XVI, pag. ôq- )
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