CARACTÈRE
Il 5g. d’Angleterre étaient en querelle. «Quand donc « finira la trêve des sterlings avec les tournois ? » disaient-ils dans leurs chants nationaux'? et ils avaient sans cesse ^es yeux fixés vers le nord, se demandant : Que font les deux rois’?
Ils haïssaient les étrangers; et une turbulence inquiète, un amour désordonné de la nouveauté et du mouvement les poussaient vers leur alliance , tandis qu’iutérieurement ils étaient travaillés de querelles domestiques et de petites rivalités d’homme à homme, de ville à ville, de province à province. Ils aimaient passionnément la guerre, non par l’ignoble soif du gain, ni même par l’impulsion élevée du dévouement patriotique, mais pour ce que les combats ont de pittoresque et de poétique, pour le bruit , l’appareil et les émotions du champ de bataille , pour voir les armes reluire au soleil et entendre les chevaux hennir au vent’. Un seul mot d’une femme les faisait courir à la croisade sous la bannière du pape, qu’ils ^timaient peu, et risquer leur vie contre les Arabes, le peuple du monde