‹ Histoire Della Conquete de L'AngleterreChapitre 84 sur 311 · DE THOMAS BECKET. I O · texte numérisé non relu

DE THOMAS BECKET. I O

au retour de ses voyages, se trouva capable de iu<i converser etde vivre avec les gens les plus raffinés ,,5^ de la nation dominatrice, sans choquer leurs oreilles ou leur bon goût par aucun mot, ni aucun geste qui rappelât son origine saxonne. Il mit de bonne heure ce talent en usage , et , tout jeune , s’insinua dans la familiarité d’un des riches barons qui habitaient près de Londres : il devint son convive de tous les jours et le compagnon de ses plaisirs’. Il faisait des courses sur les chevaux de son patron, et chassait avec ses chiens et ses oiseaux, passant la journée dans ces divertissements interdits à tout Anglais qui n’était ni le serviteur ni le commensal d’un homme d’origine étrangère ’.

Thomas , plein de gaieté et de souplesse , caressant, poli , obséquieux, acquit bientôt une grande réputation dans la haute société normande \ L’archevêque de Canterbury, Thibaut, qui , grâce à la primatie instituée par le conquérant, était la première personne après le roi , entendit parler du jeune Anglais , voulut le voir, et , le trouvant à • •

1. ^AJ yrum qucmdnn genere insignem ctdivitem adhæsit... rure cum divite morabatur. ( Joh. Brompton , pag. io55. )

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