‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 2)Chapitre 18 sur 44 · LE ROI* LA ROYAUTÉ · texte numérisé non relu

LE ROI* LA ROYAUTÉ

Pour maintenir tout un peuple duos une telle si* lualion , h quel abus de la science ne fallut-il pas avoir recours !**.

Le roi* 1 a nruuté.

yes rois durent être choisis dans la classe des guerriers, et ils furent revêtus d'une grande puissance* Il est écrit dans la loi :

« Le Seigneur créa un roi.,**- et c'est parce qu’un roi a été forme de particules tirées de l'essence des principaux dieux * qu’îl surpasse en éclat tous les autres mortels***.. Gîirie doit pas mépriser un rot? même encor fi dans l en fana* an disant : c'est un simple mortel, mit y. est une gvùftde divinité qui réside sous cette forme humaine * a Le feu ne brûle que l’homme qui s'en approche imprudemment; mais le feu du courroux d'un roi consume luuLe une famille avec ses troupeaux et tous ses biens. L’homme qui, dans son égarement » lui témoigne de la haine, doit périr infaülitdewienl : car, sur-le-champ, le roi s’occupe des moyens de le perdre* .

« Pour aider le roi dans ses fonctions, te Seigneur produisit, des le principe, le génie du chàliment, protecteur de ia justice, son propre fils* cl dont l'essence est toute divine* C'est la crainte du châtiment qui permet à toutes les créatures mobiles et immobiles de jouir de ce qui leur est propre, et qui les empêche de s'écarter de leurs devoirs*

« Le châtiment est un roi plein d'énergie**, le châtiment gouverne le genre humain , le châtiment le protège , le châtiment veille pendant que tout dort ; le chdtiment est U i justice, disent les sages (ou les brahmanes}*

Que ces paroles sont rudes, et qu elles peignent bien la peur et l’inflexible rigueur du despotisme I Avançons, et puisons dans le Code des lois ce qui esl le plus propre a faire apprécier la nature du gouvernement, et lu politique des Indiens, Voici cornaient un roi doit établir sa capitale *

INDIENS

« Qu’il s’établisse dans une place ayant son abord do fendu soit par un désert aride s’étendant tout autour,soit par des remparts en pierres ou en briques, soit par de? rosses remplis d’eau, soit par des bois impénétrables, soit par des hommes armés, soit sur une montagne sur laquelle cette place est située. »

Manou et les divers législateurs qui ont promulgué les lois indiennes, étaient d’aussi profonds politiques que Machiavel, s’ils ne le dépassaient pas. Citons le texte :

« Que le roi essaie de conquérir ce qu’il convoite av« le secours de son armée. Par sa vigilance, qu’il consent ce qu il a gagné.

« Que ses troupes soient constamment exercées; qui! déploie toujours sa valeur, qu'il cache avec soin ce qui doit rester secret, qu’il épie constamment le côté faible de 1 ennemi.

« Le roi, dont l’armée s'exerce continuellement, ed craint du monde entier; en conséquence, qu’il tienne toujours les peuples en respect par ses Forces militaires.

« Que son adversaire ne connaisse pas son côté faible; mais que lui cherche à reconnaître la partie vulnérable^ son ennemi. »

Lorsque le roi a pris toutes ses précautions, qui! use, s il est bien disposé à faire des conquêtes, d'abord de la négociation. Il a encore trois autres moyens dont il peut user, qui sont, dit Manou :

« Denpandre des présents, de semer la division et déployer la force des armes. »

Qu’il ait les yeux sur son ennemi et qu’il s'attache des alliés. Si le temps d’agir n’esl pas arrivé, qu’il négocie, qu’il se fasse des alliés des ennemis de son ennemi.

« (Ju il se tienne en garde contre ces faiu : amis qui, fl SECRET, SONT 1» INTELLIGENCE AVEC L'ENNEMI, et Contre les tjW

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