I MM ENS
Le roi est. le juge naturel de Louie chose; mais il peut déléguer son droit déjuger, tout en conservai le pouvoir de casser les arrêts des juges. Le roi doit prendre pour premier ministre un hbàiuune, .n Manou dit :
« Qu'îl lui com iïj unique avec con lia n c e to u tes I es a fDiim, et, après avoir pris avec lui une détermination duale, qui mette alors la chose à exécution- Il doit choisir û'mtia conseillers intègres, très instruits, assidus, experts eu db lière de finances, et d'une vertu éprouvée, »
Toute l’autorité réside dans le roi. Le roi règle r importât ion et l'exportation des denrées et de marchandises, le prix de transport et les péages dtponts; il veille aux achats et aux ventes; il fait vérifier les poids et les mesures. Le roi perçoit un üir pot sur les bénéfices des commerçants ; il prend su: les bestiaux, sur For ei sur l’argent, la ciiiqmta partie de ce qui est chaque année ajouté au fod i. Il a un droit sur les grains, sur les arbres, sur h plantes, sur la terre, enfin sur tout; et sur tout il ^ le droit d'exiger une redevance , qui peut s'élever, pour de certains objets et dans de certains cas, P quart du revenu , Diodorc était dans Terreur lorsqu'il avançait que le cultivateur ne peut point posséder de terres, mais il est vrai qu'ils ne poss< daient que par le bon plaisir du roi et des brahmanes, Les ouvriers, les artisans, les soudras qui ja- * qnent leur subsistance à force de bran , doivent travailler chaque mois un jour pour le roi; c'était S la corvée; et comme T impôt pesait sur tous les objets elles renchérissait, on vendait plus cher au* travailleurs si l’impôt était plus lourd, de sorte qtf
LE ROI. LA ROYAUTÉ. t(@
Iss comme partout, les pauvres étaient les plus chargés de tous les hommes*
Manou dit en parlant du roi :
a Qu’il ne coupe pas sa propre racine en refusant, par mh de bonté, de recevoir les impôts; ni la racine des autres, eu exigeant des tributs exorbitants par excès d’avarice; car en coupant sa propre racine et la leur, il se réduit, lui cl les autres, à L’état le plus misérable* »
Ce conseil est fort bon* Mais à quoi pouvait-il servir dans un pays où le désoeuvrement était sanctifié, où le travail était méprisé* et où tant de gens devaient vivre des sueurs du pauvre peuple? La tyrannie ne produit le bonheur pour personne, pas même pour le tyran, et ces paroles où il s’agit de lui, le prouvent de reste :
« Qu'il con Qu la garde de l'intérieur de son palais aux hommes pusillanimes, parce que des hommes courageux, voyant souvent le roi seul ou entouré de ses femmes, pourraient le tuer, à l'instigation des ennemis* »
Manou, dit encore :
«Qu'ïl mange des aliments pré paré s par des serviteurs dévoués à sa personne,eon naissant le temps nécessaire,ct d’une fidélité in al Lérable;cette nourriture doit être éprouvée avec le plus grand soin, et consacrée par des prières qui neutralisât le poison. Qu'il mêle à tous ses aliments des atdido tes* et qu’il ait toujours soin de porter sur lui des pierres précieuses qui détruisent l'effet du poison* Quedes femme*, tüTveiilêcs avec soin i et dont les parures et tes vêtements ont dè EXAMINÉS PflÊAU.ÜLESIENT, DK PEUR QV ELLES NE CACHENT
nés armes ou dü poison, viennent l’éventer, et répandre sur son corps de l’eau et des parfums avec La plus grande Mention* H doit prendre les mêmes précautions en allant eu voiture, en se couchant, en s’asseyant, en mangeant, en ^baignant, en faisant sa tuilotte, et en ajustant ses ornements n
I^BLEKS.
Quelle terrible existence on a fait au despoteL Vivre ainsi, est-ce vivre ?...
Inégalité# cl rapport^ mutuels des quatre cljmci privilégiée*.
Revenons encore à la distinction des classes; source de tant de mal; faisons mieux ressortir encore, par des rapprochements, Ptnégaltë de lm conditions, et leurs rapports mutuels ;
Le brahmane sort de la bouche de Brahma, Ji kchàtrïyà sort de son iras, le vais ya de sa cum le soudra de son pied.
Dix jours après sa naissance , le bràhmajtc è recevoir un nom qui signifie la faveur et h féîkiii, le nom du koiatriya doit représenter kipumaffl et la protection ; celui du vaisya la richesse et lali* béralité ; celui dusouDRA, l'abjection et la de/w dance.
Pour les membres des trois premières ciasw vient, plus ou moins longtemps après 1 ehapiêmt^ cérémonie de la tonsure, ensuite celte de Vinüiatm ou investiture du cordon, et ces deux dernières càè monies constituent pour eux la seconde najss&dw elle leur vaut le titre de dwidjas; ce qui veut dir?: classes régénérées. Le brahmane est favorisé en Iolk eeîu; et le soudra, après avoir reçu le baptême qui ; le ravale, qui le déshonore, est exclu de toutk reste.
Quand le juge interpelle les témoins, îl dit au brahmane : parle ■ au kchatriya : déclare ta vèriti il représente au vaisya le faux témoignage comitK
inégalités et rapports des 4 CLASSES. 105
1 une action aussi coupable que celle de voler des I bestiaux, du grain ou de Pop; ausouDRA, il adresse tu long discours, et cherche h Tefirayer en lui pei- | gnant les maux qu’endurent dans les enfers les I faux témoins.
J Un prêteur d’argent reçoit deux pour cent d’intérêts par mois d’un brahmane, trois d’un kcmatuïa, quatre d’un vaisya, cinq d’un soudra.
&Un ecuatiuya, pour avoir injurié un brahmane , më- ■ rite une amende de cent panas ; un vaïstà, une amende de «ni cmijuafile oudeme cettfs; un soüdrà une peine corpo- I. relie (on lui supprime la langue). *
Un mu iimanr, âgé de dix ans , doit êtreeonsidérê connue le père d’un kchathïya de cent uns, et vesptclê comme tel.
Un brahmane peut recevoir à sa table un kchatiuva ; mais un vaisya et un soudra doivent man- $tr avec ses domestiques .
Retouchez pas au brahmane et à ses biens !...
« Des hommes des autres classes ayant commis des crimes sans préméditation , doivent perdre toits leurs biens et être exilés* et mèmewus à mort, si le crime u été prémédité.,
a Que le rot se garde bien de tuer un brahmane, quand il aurait commis tous les crimes possibles ; qu ti ieûcmrame du royaume en lui laissant tous ses biens , sans
iH| î'AlftE LE MOINDRE MAL. «
Voilà trop d’inégalité et d’iniquité, maïs faisons encore mieux ressortir lu toute puissance du brahmane.
Un brahmane doit être le premier ministre du
roi,
« Après s'être levé à l'aube du jour, le roi doit lèmoi-
INDIENS
tOt)
n ïlCl l'CSpCUt RUA BRAHMANES VCrsés datlS l'd COUftifôsanee des trois Vêdas saints et dans la science de kmvà et &e gouverner par leurs conseils* a U 11 d choisisse un conseiller spirituel et un chapdm charge de célébrer pour lui les cérémonies dofê&tim et celles qui s accomplissent avec les trois feux sacrés a Qu \i vénère constamment les brahmanes. Qu’il prenne continuellement exemple sur eux pour l'humilité* u Q ue 3ü ko; fasse différents sacrifices, accorapaspés nombreux présents ; pour remplir entièrement ses dmém qu il procure aux brahmanes des jouissances et de s r, ch es ses ,
«Lorsqu'un brahmane instruit vient à trouver u u tre=- j jadis enfoui, il peut le prendre en entier, car fi est fiW* gnear de tout ce qui existé , Mais quand le roi (roiil'in trésor anciennement déposé en terre, et qu’il n a noim i maître, gu ü en dxmne la moitié aux brahmanes.^ fasstntrer l autre dans son trésor. *
Il est défendu de mentir devant la justice; o4 peut cependant pour sauver un brahmane, tjue ïe roi donne aux brahmanes le produit (fc amendes légales,
« Un brahmane, s ü est dans le besoin, peut en £oaJf siïretede cpmcience s f approprier le bien d’un soudra, suit que te rot doive te punir. »
L n brahmane peut dérober à des soudras, il peal aussi s'approprier des objets appartenant àd%utie personnes. Quant au guerrier, il a quelques privilèges de la même sorte, mais moins étendus : il w doit rien prendre aux brahmanes.
Un roi doit se rendre a la cour de justice accom- . pagné de brahmanes. Le roi est juge, u Lorsque le roi ne fait pas lui-même T examen des causes, qui' charge un brahmane instruit de remplir celte foui'' lion. » Que ce brahmane reçoive trois assesseurs Cette assemblée de quatre brahmanes, choisis park