LE BRAHMANE
roi. sera appelée ta cour de Br alun a à quatre faces.
Le roi peut casser un jugement rendu par les mi- Bistres ou par les juges. Mais le brahmane k doit veiller à la conservation des lois civiles et religieuses.» Si les ECHATBiTÀS, si les yaisyas peuvent lire les livres sacrés» les brahmanes seuls doivent les expliquer. Si la loi se tait sur un point, que la dêcî- « sion prononcée par des brahmanes instruits , dit « Manou, ait force de loi» sans contestationQue « personne ne conteste un point de loi décidé par « une assemblée de dix brahmanes au moins» ou par » un conseil de brahmanes vertueux , qui ne doi- « vent pas être moins de trois réunis. »
Comment le roi oserait-il casser un arrêt rendu par des brahmanes ? Comment oserait-il les irriter? il y aurait danger à cela, comme on va le voir :
«Le don Tait â un homme qui n'est brahmane n'a Qifun mérite ordinaire,.. Adresse à un brahmane versé flins les Védus, il en est cent fois plus méritant; fait à un telügîen consommé» il est iufini*.-
« La propriété d'un braemane ne peut jamais ffliwîf au roi;. telle est la règle établie: mais dans les autres classas, à défaut de tout héritier, que le roi se mette en possession du bien..,,
* Si lui kchatiuva se porte à des excès d’insolence è Vé- (prd des brahmanes en toute occasion , qu'un brahmane le i J u nis^e eu p rn h o n ça n t co ntre lui une maléd ici ton m une conjuration magique ; car le kchatriva lire sou origine du brahmane,..
fl Un roi même; lorsqu'il meurt de besoin, ne doit pas n- Mvuirde tribut irun brahmane versé dans les saintes écritures,,,.
« Dans quelque détresse qu’il se trouve » il doit bien se garder d'irriter les brahmanes en prenant leur hten ; car . U De fois irrités, ils le détruiraient sur le champ avec son
INDIENS
armée ses équipages,, parleurs imprécations et leurs *jcrinces magiques.,.*
« Quel est le prince qui prospérerait en opprimant ot oui, dans leur courroux, pourraient former d’autres tm des et d autres régente des mondes, et changer des fa en mortels*.. Instruit on ignorant un brahmane est tmcrfi* v mité puissante. »
Le brahmane n’est-il pas le maître de tout? Maintenait, retournons au soudra»
D’après la loi : le soudra ne doit point lire les écritures sacrées., * Il est défendu de lire en présmt d un soudra,,. Un soudra ne peut témoigner qitf pour sa classe.,» Un soudra ne peut être juge.
« Lorsqu’un roi souffre qu’un SOüdrà prononce de jugements sous ses yeux, son royaume est dans une détresse semblable à celle d'une vache dans un bourbier. I pays habité par un grand nombre de soudras, fréq ueu par des athées et dépourvu de brahmanes, est bientôt I truit par les ravages de la famine et des maladies,..
« Le brahmane ne doit donner à un soudra ni ih conseil, ni les restes de son repas, à moins qu’il ne suiNos domestique,.
« Celui qui déclare la loi à un homme de la classe wi ou lui fait connaître une pratique expiatoire^ est prècipit avec lui dans le séjour tènébreuœ appelé Àsamvriia.,.
« Cetni qui , sans en avoir reçu la permission, Wquiertfu l étude la connaissance de la sainte écriture , est amp* du vol des textes sacrés, et descend au séjour infernal
(f Un soudra qui néglige ses occupations devient wiflufr vais génie appelé tohailasaka, qui se nourrit de poux.
Qu’un soudra n’ait pas la prétention de s’éleva par le moyen de l'étude ; l’étude lui est interdite: nî par une alliance avec une famille puissante;ilin encore rien à espérer de ce côté-là. Chaque fan# doit d’abord trouver ses alliances en elle-même; leur croisement est funeste h l’avenir de toutes, W
LE SOtOftÀ,
inférieures comme au % supérieures, et nous allons Le prouver par des citations ;
nuance des classes* Classes nouvelle». Ce qui en résulté*
(t U est enjoint aux dwumas (les trois premières classes) de prendre une femme de leur classe pour le premier mariage; mais lorsque le désir les porte à sc remarier* les femmes doivent être préférées dans L’ordre naturel des
« Du soudrà ne doit avoir pour femme qu'une soumu t unvAisYA peut prendre une épouse dans la c tasse *eruil& el dans la sienne; un kchatriya, dans les deux dusses mention nées et dans la sienne propre* »
Le brahmane peut prendre dans sa classe et dans les classes au-dessous de la sienne* Cependant :
* Le brahmane qui n'épouse pas une femme do sa classe . et qui introduit une souora dans son lit,descend au séjour infernal ; s'il a un fils, U est dépouillé de son brahmane. -
Des fds nés des mariages que les iuvidjas contactent avec la classe qui suit immédiatement la leur, résultent trois classes distinctes, appelées dusses mêlées * Ce sont les MOüRDHàBHICHIKTAS , les ÀMBACHTHÂS et les MCHADAS, qui forment avec les quatre classes primitives sept classes * C'est de ce nombre que parle Di adore. Les CUaldéens avaient aussi sept classes et les Égyptiens sept classes, Mais ici on va plus loin comme on va ïe voir.
Sî un brahmane épouse une vaisya ou unesoîedra; si un kchatrdta épouse une soudra ou une tra/iîïiaui ; si le vaïsya ou le soudra prennent audessus de soi, il résulte de tous ces mélanges des classes £l part, toutes méprisées, qui prennent chacune un nom qui leur est particulier.
no
INDIENS
Malgré le dégoût que ce sujet m’inspire, il faci poursuivre un peu plus loin.
« Du mariage d’un kchatkiya et d’une fille brahirum naît un fils appelé SOUTA ; de l’union d’un vaisya av« des femmes appartenant aux classes militaire et sacenk taie naissent deux fils nommés MAGADIIA et VA1DÉHA.
« De l’union d’un soudra avec des femmes appartenait: aux classes commerçante , militaire tt sacerdotale , résultent des fils produits par le mélange impur des classes <t qui sont l'AYOGAVA, le KCHATTRl et le TCHANDALA,k dernier des mortels....
« Le souta, le vaidkha, le tciiandala qui est le demie des mortels, le magadha, le kcîiattiu et I’ayogava, tousl^ six engendrent des enfants semblables avec des femmosiJt leur classe, avec des femmes de la même classe que leun mères, avec des femmes des hautes classes, et avec d? femmes de la classe servile....
« Ces six individus, en s'unissant réciproquement avR des femmes de ces races, engendrent un grand nombre A races abjectes et méprisables , plus, infâmes que alfa dont ils sont sortis.
«De même qu’un soudra engendre avec une femme dtk classe sacerdotale un fils plus vil que lui; de même, un dt ces êtres vils , avec une femme de l’une des quatre classes pures, engendre un fils encore plus vil que lui.
u Les sia: classes abjectes, en se mariant entre ellesdan» l’ordre inverse, engendrent quinze classes encore plus abjectes et plus viles , etc., etc. »
Des brahmanes excommuniés , des kchatrita?
excommuniés, des vaisyas excommuniés , ainsi que de Yornission des sacrements et de la non frb quentalion des brahmanes , se sont encore formées des races à part, portant divers noms, et qu’on dé* signe sous le titre commun de dasyous, ou voleurs; ce qui indique la nature de l’industrie à laquelle on les contraignit de se livrer.
De toutes ees excommunications, de tous ers
MJ