‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 2)Chapitre 38 sur 44 · XERXES MARCHE CONTRE ATHENES · texte numérisé non relu

XERXES MARCHE CONTRE ATHENES

the î ci ;l se renfermer die/, eux : ils abandonnaient FAttique à ses propres forces.

Pendant qu’une partie de la Hotte était à Salamine, les Athéniens se rendirent flans leur ville, et firent publier que chacun eût à pourvoir li la sûreté de ses enfants et de sa maison. La plupart des familles s’éloignèrent d'Athènes* les unes se rendant à Trézène, les autres à Égine ou à Salamîne. Les plus pauvres citoyens seuls restèrent dans la ville (480 av. J HE*),

Tous les vaisseaux grecs s’étant de nouveau rendus a Salamine* la Hotte y fut plus forte qu’elle ne l’avait été à PArtémisium. Les Athéniens seuls montaient cent quatre-vingts vaisseaux : c’était la moitié de toute la puissance navale de la Grèce.

Eurybiade, général de la Hotte, engagea, dans une assemblée des chefs, chacun à dire librement son avis sur le lieu qui lui paraîtrait le plus propre à livrer un grand combat naval. La majorité de ces chefs proposait de se retirer vers risthme de Corinthe, afin de se joindre aux Pélopunésiens.

Pendant ce temps , Xerxès et ses troupes avançaient dans PAttique, brûlant et ravageant: Thcspîes et Platée furent détruites. Athènes voyait .l'ennemi s’approcher et la menacer : pour ‘défenseurs, elle . aavait plus que ses plus pauvres habitants. Hérodote dit :

tt Les Perses assirent leur camp sur la colline qui est vis-à-vis de la citadelle, et que les Athéniens appellent. Aréopage, et en firent le siégé de cette manière : iis tirèrent contre les barricades des (lèches

PERSES ET (iHlvCS.

garnies <f elotipe, auxquelles ils avaient mis Je feu Les assiégés, quoique réduits à la dernière extréîtiili 1 , et trahis par leurs barricades (le feu y ayant pnsj, commuèrent cependant à se défendre, et ne voulurent point accepter les propositions d’accommodement que leur firent les Pisistratides. Us repoussèrent toujours l’ennemi, et, lorsqu’il s’approcha des portes, entre autres moyens de défense, ils loulèrcnl sur lui des pierres d’une grosseur prodigieuse; de sorte que Xerxès, ne pouvant les forcer, (Ut longtemps embarrassé sur ce qu'il devait faire.»

Cependant les barbares s’aperçurent d’un passage qui ji était pas gardé, ils le gravirent.

« Lorsque les Athéniens les virent, dit Hérodote, dans la citadelle, les uns se tuèrent en se précipitant du haut du mur, les autres se réfugièrent dans le temple (de Minerve). Ceux des Perses qui étaient montés allèrent d’abord aux portes, et, les ayant ouvertes, ils tuèrent les suppliants de la déesse. Quand ils les eurent massacrés, ils pillèrent le temple . mirent le feu à la citadelle et la réduisirent en cendres (480 av. J.-C.). »

Xerxès se réjouit du ce triomphe, et les rassis d'Athènes , qui le siùvaienl , sacrifièrent am Dieux.

Les Grecs assemblés à Salamine ayant appris le , sort d’Athènes, en furent consternés. Quelques-uns des généraux quittèrent la flotte et s’éloignèrent ; tous les autres voulaient se retirer vers l'isthrae de Corinthe, et y attendre l’ennemi.

IhémisLoele avait combattu cette fatale opinion

BATAILLE BS SALAMI* É.

dans le conseil ; dans une seconde réunion qu'il provoqua, il la combattît avec encore plus de force. Kurvbiade et les autres chefs se rendirent h son avis; il fut résolu que l'on attendrait Fenneini là, et que Ton combattrait à Salami ne.

Les troupes navales de Xerxès, ayant traversé FBnripe et côtoyé FAttique , avancèrent vers Salamine; elles se rangèrent en ordre de bataille, et, le lendemain, elles furent prêtes à J'attaque. Leur grand nombre de bâtiments causa encore de !'effroi aux Grecs; les chefs des Pélaponesieus revenaient à leur premier avis, c’est-à-dire à la pensée de fuir* Thémîstocle ayant employé une ruse qui avait réussi; d’autre part, Aristide étanL venu tout à coup, comme un bon génie, pour le seconder, la lutte devînt inévitable et immédiate* Quand les Grecs, dont les forces navales étaient concentrées dans le détroit qui sépare Salamîne de l’Àttiquc, eurent appris qu'ils étaient investis, qu’il n'y avait plus de fuiLe possible, ils se préparèrent résolument au combat. Les Perses étaient prêts de leur côté. Xentès, placé sur une montagne, assis sur un trône resplendissant, contemplait sa puissance , et attendait avec bonheur l’issue de cette bataille, qui lui promettait l’empire delà terre* Enfin : a Les Grecs levèrent Faudra* Dès qu’ils commen- ? eërent à s’ébranler, les Perses fondirent sur eux. Les Grecs reculèrent vers le rivage sans revirer de bord» pour tomber ensuite sur F ennemi, lorsque A >11 ni a s, Athénien, et du bourg de Pàllèwe , s’avança devant les autres, et alla attaquer un vais-

PERSES ET GRECS

seau ; les deux vaisseaux s’étant accrochés de manière qu’ils ne pouvaient plus se séparer» le reste des Cirées accourut au secours d’Àminias, et le combat s’engagea.

«Les Phéniciens étaient rangés vis-à-vis des Athéniens» et les Ioniens en face des Lacédémoniens. Quelques Ioniens, en petit nombre, se conduisirent lâchement de dessein prémédité, suivant les exhortations de Tliémistocle; mais il n'en lui pas de môme du gros de leur flotte*..

« La flotte des Perses fut en grande partie mise en pièces, et détruite par les Athéniens el tes Èginètes. Les barbares, combattant avec confus ion, sans règle, sans jugement, contre des troupes qui se battaient avec ordre et en gardant les rangs * devaient éprouver un pareil sort. «(Hérodote.)

Il y eut parmi tant de combattants, et des deux côtés, un grand nombre d’actions d’éclat.

« La perte des Cirées, dit Hérodote , ne fut pas considérable. Comme ils savaient nager, ceux qui ne périssaient pas de fa main des ennemis, quand leurs vaisseaux étaient détruits, gagnaient Salami ne à la nage- Mais la plupart des barbares se noyaient dans la mer, faute de savoir nager. Les vaisseaux qui étaient au premier rang ayant été mis en fuite, les autres furent alors détruits pour la plupart; car ceux qui étaient derrière le premier rang» s'efforçant de gagner le devant, afin de donner aussi au roi des preuves de leur valeur, se brisaient contre î es vaisse a ux d e I e u r pa rtï qui fu y ai e n t...

« Les barbares, mis en fuite, lâchaient de gagner

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