T. III
tm
P BUSES ET GRECS
s'étalent de nouveau révoltées: sans tenir compte ni des fouets, ni des fers chauds, ni de la puissance absolue du grand roi, elles venaient de briser ses ponts pour la seconde fois, et de disperser au loin leurs débris. Le roi et sa suite, exténués de besoins, se hâtèrent de prendre place dans des barques qui les transportèrent à Àbydos. Ils trouvèrent là des vivres, et mangèrent avec excès; ce qui fit encore périr du monde. Xerxcs passa d f Àbydos à Sardes avec ce qui lui restait de troupes (480 av. J.-G.).
Reprise de* IionUIUC**. Athènes. Plntéc. IHjeate.
Au retour du printemps, Mar do ni us, avec s es trois cent mille hommes, se préparait à reprendre le chemin de la Grèce (479 av. J. -C.)> La ilôt te perse se réunissait à Samos après s'étre remontée. Les Grecs rassemblèrent aussi leurs forces de terre et leurs forces navales. Toutefois, avant d’entrer en campagne, Mardonius fit tout ce qu'il put pour détacher les Athéniens du reste des Grecs; les menaces et les promesses leur furent également prodiguées delà part de Xerxès; ce fut en vain.
Les Lacédémoniens, ayant su cette démarche,députèrent aussi des ambassadeurs k Athènes, pour rengager à ne pas abandonner la cause commune. Les Athéniens avaient repoussé les brillantes offres de Xerxès : ils répondirent aux envoyés de Spartes avec leur générosité habituelle :
a La crainte qu'ont les Lacédémoniens que nous « ne traitions avec les barbares est dans la nature, n dirent-ils; mais elle aurait dû vous paraître hou-