‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 2)Chapitre 41 sur 44 · ATHENES PHI SE DE HO U VEAU ET BRÛLÉE. W · texte numérisé non relu

ATHENES PHI SE DE HO U VEAU ET BRÛLÉE. W

« teusc, à vous qui connaissez la magnanimité des a Athéniens, Non , il n'est point assez d'or sur « La terre, il n'est point de pays assez beau, assez « riche, il n'est rien enfin qui puisse nous porter à « prendre le parti des Mèdes pour réduire la Grèce jt en esclavage, » (Hérodote.)

Braves Athéniens [ eux qui avaient tant fait et tant souffert pour la patrie 1 eux que les Spartiates et les autres peuples avaient jusque-la injustement privés de tout commandement en chef î eux qu'on avait tant négligésmalgrélesacde leur ville et leurs détresses; iïs étaient toujours prêts h tout braver et à mourir pour la cause commune des Grecs!.,,

Dès que Mardonius eut appris le refus des Athéniens, il fit marcher ses troupes à grandes journées vers Athènes, entraînant dans ses rangs, partout oii il passait, tous les hommes en état de porter les armes : les Thessaliens, lesPhocidiens, les Thébains, et d'au très Grecs grossissaient son armée. Mardonius s'empara d’Athènes pour la seconde fois et sans aucune peine : les habitants de cette ville, n'ayant pas jugé à propos de la défendre clans l'état de délabrement oil elle se trouvait, s’étaient retirés ù Salamine ou sur leurs vaisseaux, C était de leur part un acte de prudence.

D'après les insinuations et les conseils de quelques puissants Thébains, Mardonius fit d'autres tentatives de corruption sur les Athéniens. Un seul d'entre eux fléchit et proposa uses compatriotes de biches accommodements; il fut lapidé parle sénat et la multitude.

FESSES ET GRECS

Cependant les Athéniens ne recevaient aucun secours des autres Grecs; ils étaient abandonnés aux outrages de l’invasion et à toutes les misères, lorsqu'il leur eût été si facile de se sauver de tous les périls.

Ils se plaignirent avec amertume aux Spartiates, qui ne pensaient qu’à préserver leur sol au lieu de défendre la Grèce entière. Pour les piquer, ils parlèrent des offres qu’ils recevaient de l’ennemi, et firent comprendre qu’ils ne pouvaient pas se confier éternellement à ceux qui les abandonnaient de la sorte. Les raisons des Athéniens produisirent de F effet- Les Spartiates et les Péïoponésiens se hâtèrent de se mettre en campagne.

Mardonius, ayant appris ces mouvements de troupes, crut devoir s’éloigner de l'Altique, la jugeant peu propre aux opérations militaires, surtout a Faction de sa cavalerie (F Afrique est un pays de montagnes)*

« En sortant d’Athènes, il y mit le feu, dit ïïéro- « dote, et fit abattre tout ce qui subsistait encore, « murs et édifices, tant sacrés que profanes.» Il fit des marches et des contre-marches, et arriva sur les terres des Thébaîns, où il campa. Ce camp commençait à Erylhres, passait près d'Hysies, et s’étendait jusque sur ie territoire de Platée , le long de FAsope.

Les Spartiates et lesautres Péïoponésiens,s’étant av ancés dans F À t ü q ne j usq u’à Ele u s i s, 1 e s A thén î en s quittèrent Salatnine et vinrent se joindre à eux. Ils marchèrent ensemble vers la Béotie ; étant arrivés

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