Histoire démocratique des peuples anciens et modernes
Les biographes, toujours riches eu généalogies, surtout lorsqu'il s'agit des hommes illustres, disent qu’Alexandre descendait d'Hercule par son père, et, par sa mère, du terrible Achille.Philippe lavait eu d’Olympias, et sa naissance fut précédée et suivie de prodiges ; mais passons sur les inventions de la superstition. Alexandre naquit en 336 avant Jésuschrist, le jour même que le temple d’Ephèse fut incendié. Dès son enfance, il étonna par des traits d intelligence et de courage et par un amour excèssit de la gloire. Le jeune homme était d'un caractère difficile à manier. 11 fallait, pour le ranger sous la loi du devoir, user de la raison et non de la force; aussi son père employait-il à son égard plus la persuasion que l’autorité. Les meilleurs maîtres avaient
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été donnés à Alexandre ; on appela encore auprès ! de lui le savant Aristote, qui perfectionna son éducation et lui apprit la morale, la politique, la métaphysique. Alexandre n'entendait pas que ce qu’on lui démon Irait lût également communiqué à d’autres hommes ; il voulait que les lumières, que les connaissances, que le savoir, tussent répandus sur son unique personne, alin que tout se trouvât vulgaire à côté de lui. Des auteurs louent cette prétention : nous l’appelons faiblesse, égoïsme; car. quelle gloire y aurait-il à dépasser les autres hommes en science, si seuls nous en recevions la semence, si nous jouissions à cet égard du monopole le plus absolu, le plus inique?
Alexandre était porté vers l’étude. La lecture était l’une de ses passions dominantes, et son livre de prédilection était i’ihddc, qu'il portait dans tousses voyagéSj.qu’il plaçait, la nuit, au chevet de son lit: il vénérait Homère !.. Jeune encore, il secondaP hilippt dans ses expéditions ; il l’aida puissamment à triompher des ALhéiliens et des Tbébains à Chérouér (338 ans avant J.-C-). Mais quand Philippe se livra à ses amours désordonnées, lorsqu’il répudia Olympias pour épouser Cléopâtre, le lils et le père Bible uillferenL, et dès ce jour, il n’y eut plus de sympathie entre ces deux hommes. Alexandre se reurs avec Olympias, sa mère, dans le royaume d'ispire Philippe s'adoucit pourtant, et rappela son fils, qu vint le rejoindre. Mais la cour de Macédoine n étal plus qu’un lieu de jalousie, de haine, de troubla, de desor lires. Ce lut en ce temps que Philippe tond»