GRÈCE. DÉMOCRATIE ET ARISTOCRATIE
puisées dans des auteurs qui appartiennent pour la plupart tL iafaction des riches; et cependant iï en résulte que l'aristocratie abaisse tout, que la démocratie relève tout* Athènes, Thèbes; Rhodes ne furent grandes, fortes, puissantes que sous le gouvernement populaire* Sparte fut perduédu mdfâentqu'ün petit nombre d’hommes eurent accaparé la fortune publique* Les grandes richesses elles grandes vertus ne marchent point de compagnie, et puis les riches ont trop d'intérêts privés pour s’occuper avec énergie et sincérité de l’intérêt de tous.
La ligue achemine fut le dernier rempart de b Grèce , rempart trop faible, à la vérité. Elle s’élait formée de la réunion de plusieurs villes gouvernées démocratiquement, et combattît sous le commandement d'Aralus, puis sous celui de Philopœmen, les Macédoniens, ensuite les Romains; et quand elle fut vaincue, la Grèce eut à jamais perdu jusqu’à son dernier vestige d'indépendance et de liberté*
La démocratie fui le bon génie de la Grèce, qui lui dut toute sa grandeur ; l'oligarchie fut son démon et amena son abaissement et sa chute*
Athènes, cependant, continua, bien qu'abaissée, à répandre des lumières, même sur les Romains au temps de leur plus grande gloire.
Donnons maintenant un coup d’œil sur la Sicile, puis sur Carthage, ensuite nous traiterons de Rome et nous dirons alors comment chaque Etat de la Grèce fut conquis et absorbé par la grande république.