‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 3)Chapitre 39 sur 45 · DÉMOCRATIE ET ARISTOCRATIE. 21S · texte numérisé non relu

DÉMOCRATIE ET ARISTOCRATIE. 21S

sauces étrangères ; Sparte, grâce à sa situation géographique et à cet te réserve intéressées qui l'avait tenu éloignée des déniiÈres guerres de principes, conservai l encore son indépendance. Mais les richesses se trouvaient dans un peLit nombre de mains, et tout ïe reste de la nation erou pissa il dans k misère.

« Les riches acquirent tons les jours sans bornes en dépouillant de leurs succesions les véritables héritiers; et, les richesses étant devenues le partage d'un petit

nombre de citoyens, la pauvreté s'établît dans Sparte .

Il ne se trouvait pas dans la vide plus de sept cents Spartiates naturels, dont cmi à peine avaient conservé leurs héritages ; tout le reste n'élait qu'une multitude indigente languissant à Sparte dans t'opprobre. » (Plutarque )

Leroi Agis voulut rétablir l'ancienne constitution et arracher la société à un péril certain.

, « Les jeunes gens entrèrentdans ses vues, mais les plus âges, vieillis dans la corruption, frémirent au seul nom de Lycurgue. » (Plutarque.)

Le peuple s’étaiL déclaré pour le roi réformateur; les riches, de leur côté, se donnèrent des chefs, et conspirèrent la mort d’Agis, qui, bientôt, fut arrêté et devint leur prisonnier.

« Déjà le peuple, instruit qu'on avait arrêté Agis, se portait en tumulte, avec des flambeaux, aux portes de La pristm; sa mère et son aï■ ule y étaient accourues, deman« dam à grands cris qu’on accordât au moins au roi de Sparte d’être en tendu et jugé par ses concitoyens. Ils hâtèrent donc sa mort rie peur que la foufe, venant à augmenter, ne leur enlevât Agis à la faveur de jja nuit.^Pktarqueô

Agis, sa mère et son aïeule furent étranglés. Ce crime ne profita point è ceux: qui Lavait commis; Sparte tomba de servitude en servitude.

Les citations que nous venons de donner sont

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