‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 4)Chapitre 39 sur 48 · JUGES D ISRAËL · texte numérisé non relu

JUGES D ISRAËL

les autres avec fureur. Chez eux, on ne voit que troubles, meurtres, incendies, pillages.

Les sauveurs,lesjugessuccossifs d'Israël,apres ceux dont nous avons déjà parlé, furent Thola, Jaïr,Jephthé. Celui-ci, fils d’une courtisane, avait débuté par être chef de brigands. U rendit des services à son pays i'1099av.i,-C)Xhacunaait comment il sacrifia safille unique pour accomplir unjvceu téméraire et barbare.

Après Jephthé parut àbesapt (1092 av, J.-C.), qui avait trente filles et tre-n te garçons, IJ fut juge d'Israël pendant sept ans ,11 mourut e t fut enseveli à Bethléem.

* Ahialoîc de Zabulon lui succéda (1085 av, J.-C.), a et il jugea Israël pendant dix ans. Abdon fut après " lui juge d'Israël (1075 av. !♦-€.)« Il eut quarante

* fils, et de ces fils trente petits-fils, qui montaient

* tous sur soixante-dix poulains d’ânesse. 11 jugea ,f Israël pendant huit ans, » (la Bible.)

Après Abdou parut Samson, le symbole de la force brutale (il était né 1159 av. J.-C.). Je ne parlerai pas de son amour pour des femmes étrangères, qui lui arrachent constamment ses secrets, et les portentaux ennemis; je ne dirai point avec détails comment il déchira un lion furieux; comment il prit trois cents renards, leur attacha des flambeaux allumés h la queue, et les lâcha ensuite dans les champs h travers tas blés des Philistins qu'ils incendièrent; comment îlu moment où les Philistins crurent le prendre attaché, il brisa ses liens, et tua mille d'entre eux en tas frappant avec tme mâchoire d’àne; comment, entanné dans Gaya, Il s’enfuit de cette ville après en avoir enfoncé les portes qu’il emporta sur ses épautas; comment, sachant qui! devait mourir, il entraîna

|Ü0 HÉEKEl’X. — JUfiBB B ISRAËL.

dans la tombe tant de Philistins, qu'il fit peiir avec lui sous les ruines d'un temple.

Samsûs était fort, très-fort et très-vindicatîf; il aimait beaucoup les femmes, et il faisait aux prostituées de fréquentes visites. Sam son était fort et faible, et c'est avec surprise qu'on le voit se livrer sans cesse à DaJila, qui tant de fois déjà avait tenté de le t perdre en le livrant aux Philistins* Nous ne trouvons point en Sam-son ta sain (été dont on le loue; ce que nous y trouvons, c’est l'incarnation de la force, de 1 h bêtise etdeîa violence; rien de plus. Il fut ttndes juges d'Israël ; il put servir Israël^ mais ii ne servit jamais l'humanité, qu'il ne pouvait comprendre*

Je ne puis dire toutes les luttes des Israélites contre les élnmgers, ni ceLlesdesIsraélites contre les Israélites ; elles sont affreuses I Les pillages, les incendies, les massacres et les enlèvements rie femmes s'y joign eut; enlèvements qui ont précédé, et de beaucoup, ceux commis parles Romamsau préjudicedes Sahins.

Tels étaient les Hébreux. Les Brutes et les Mûrir mies de nos jours, bien qu'indisciplinés, bien que turbulents et cruels, sont moins anarchiques, moins inhumains, moins sanguinaires.

Hiai, le grand pré Ire, fut juge après Samsou et gouverna quarante ans.

Nous arrivons aux temps du prêtre Samuel (qui naquit vers l'anuée ii 39 , des rois Sai l, David et Sàlômox. Mais nous devons* pour le moment, suspendre l’ histoire des Hébreux. Nous y reviendrons immédiatement après avoir traité des Assyriens cl des Egyptiens.

ASSYRIENS OU CHALDÊEîSS

La Genèse nous apprend que Gain fonda une vil te qu’il nomma Enoch, rlu nom de son fds; mats celte ville ne nous est point connue d'ailleurs. Nous puisons dans le mente livre les renseignements suivants qui se trouvent en partie confirmes par divers auteurs. et par les Grecs surtout :

« Chus engendra Nemiiod, qui commença d’être

* puissant sur la terre. Il fuî violent chasseur devant « le Seigneur. La ville capitale de son royaume lut.

* Babylotœ, outre celles ûWrach, d'Àchad et deCAua tanné dans la terre de Sennaar (Assyrie). àssür « sortit de ce même pays, et U bàüt Nijüve et tes « rues de celte ville, et Chuté, n

Babtloke, Ninive, sont certainement des plus anciennes villes connues. L'une aurait été fondée en 2640 avant Jésus-Christ, l’autre aurait reçu son nom de Nixius, en £174. Cependant, rien de positif, rien d'incontestable sur des dates que nous nous bornons à reproduire.

ÀSSY MESS.

La donne pour fondateurs à ces villes Kemrod, qui est le même que Bel us, et Assur, que Ton dit être le père des Assyriens, auxquels il donna son nom. Mais les deux personnages les plus célèbres qui figurent en tête de l'histoire qui nous occupe en ce momeut, sont Ni nus e t Sé m ieàhis ; on leurîattribue aussi la fondation de Ninive et de Babylone, i Mais des écrivains très-sensés pensent qu’ils ne sont que les restaurateurs ou les embellisseurs de ces deux antiques et célèbres villes.

Quoi qu’il en soit, si quelques contradictions sur les origines et les dates se font remarquer dans les citations de divers auteurs dont nous aurons à faire usage, qu’on n’en soit pas trop surpris. Que voulons-nous? Nous faire une idée assez nette des temps anciens. Ne soyons donc pas trop rigoureux sur quelques faits et sur quelques variations de dates, peu importants du reste pour la marche de F humanité. Après avoir pris ces précautions, laissons parler ïïmdore de Sicile sur les premiers temps de l'empire des Chaldéens ou Assyriens,

Le roi Ni n u*.

« II ne nous reste des rois primitifs de l'Asie aucun fait remarquable, aucun nom digne demé* moire. Le premier dont l'hisloïre fasse mention est , Ninus, roi des Assyriens, Né avec des dispositions guerrières et jaloux de se distinguer, il arma une troupe choisie de jeunes gens. les prépara pendant longtemps par des exercices de corps et les habitus à toutes les fatigues et aux dangers de la guerre-

LE RU1 MNU5*

Ayant ainsi composé une armée redoutable, il conclut un traité d'alliance avec Àiéus, roi de l’Arabie, contrée qui, vers ce temps (217& av, J.-C.} passait pour peuplée d’hommes robustes. La nation arabe est en général jalouse de sa liberté et toujours opposée à reconnaître un chef étranger, (Son caractère tfa point changé depuis.)

* Ninus, roi des Assyriens, menant avec lui le chef des Arabes, marcha à la tête d'une puissante armée contre les Babyloniens qui habitaient un pays limitrophe. À cette époque, Babylone n’était pas encore fondée; mais il y avait d’autres villes remarquables dans la Babylonie. Ninus défit sans peine des hommes non aguerris, leur imposa un tribut annuel, amena prisonnier le roi et ses enfants et le tua. De la, tl conduisit ses troupes en Arménie et épouvanta les indigènes par le sac de quelques villes. Barzanès, leur roi, se voyant hors d’état de résister, alla Mi-devant de son ennemi avec des présents, et lui offrit sa soumission, Ninus se conduisit k son égard avec générosité; il lui accorda la souveraineté de t Arménie et n’exigea qu’un envoi de troupes auxiliaires. Son armée grossissant de plus en plus, il dirigea une expédition contre la Médie. Pharmis, qui en était roi, s’avança avec une armée considérable; niais abandonné des siens, et ayant perdu la plupart de ses troupes, il fut fait, prisonnier avec sa femme et ses sept enfants; il fut lui-même mis en croix.

« Ces succès inspirèrent à Ninus le violent désir de subjuguer toute l'Asie, comprise entre le Tanaïs et le Nil. Tant il est vrai que la prospérité ne fait

ASfrt'HiK-VS.

qu’augmenter l'ambition de rhomme. U êlaWit un de ses amis satrape de la Médie, et s’avança luimême vers la conquête des nations de F Asie; dans un espace de diï-sept ans, il se rendit maître de toute la contrée, à l'exception de l’Inde et de la Bactriane* Aucun historien u a décrit eu détail les batailles qu’il a livrées, ni le nombre des peu pies qu’il a vaincus; nous ue signalerons d# 1 ces derniers que les principaux sur l'autorité deCtésiasde Guide. Parmi les contrées littorales, il soumit h sa puissance TEgypte, la Phénicie, ta Çude-Syrie fou Judée), la Si* licie, la Ffticphylie* la Lyeie, la Carie, la Phrygie, lu Mysie et ïa Lydie; il ajouta encore à ses conquête la Troade, la Phrygie sut' PHellespOiii, la Propouiidtï, ki Bitbynîe, la Capp&doce et les nations barbares qui habitent le Pont Jusqu’au Tarais. Il M‘ «" dit aussi maître du pays des Gudusmus, desTapvre, des Hyrcaoieus, des limogions, des Derbices, é® 8 Carmamcus, des Choromneens, des Buicaniciis et des Partîtes. 11 pénétra jusque dans la Perse, daos la S u sia ne et dans la région Caspienne où se Itouvent les défilés connus sous le nom de pmles cmpknne*. Il réduisit encore bien d’autres peuples moindre importance dont nous ne parlerons puiut. Quant à la Bactriane* contrée d’un accès difficile et peuplée de guerriers, après plusieurs tentatives Htu* . tiles, il ajourna la guerre, ramena sa troupe dans b Syrie (ou Assyrie), et choisit un emplacement convenable pour fonder une grande ville,

k Après avoir, par l’éclat de sa victoire, eflàfiéses prédécesseurs, il conçut ic dessein de fonder une

NI SUS ET SF.MIKAMIS.

ville si considérable que, non-seulement elle devait surpasser toutes tes autres villes du monde alors connues, mais encore il devait élre ditiicile à la postérité d'ea avoir jamais une pareille. Il renvoya le m des Arabes dans ses états avec ses troupes, après Tavoir comblé de présents et de magnifiques dé¬

pouilles. Quant à lui, il rassembla de tous côtés, sur le bord de l’Euphrate, des ouvriers et des matériaux pour bâtir une ville bien fortifiée, à laquelle il donna Ja forme d'un quadrilatère oblong. Les plus longs cotés de la ville étaient de cent cinquante stades (J ), et les plus courts de quatre-vingtHÜx, de telle façon que la totalité de f en ceinte était de quatre cent quatre-vingt stades. Et le fondateur ne se trompa point dans son attente, car aucune ville n*a jamais égalé celle-ci en magnificence; ses murs avaient cent pieds de haut et étaient assez larges pour que trois charri Ois attelés pussent y marcher de front. Les tours qui les détendaient étaient au nombre de quinze

(1) Environ 57,0ûû mètres, ce qui fait prôs de 7 de nos üeees. Cette dimension pandt exorbitante. Maintenant, Rajoute ceci : oo dit que lê stade est de 5 pas géométriques; ïe pas géométrique do 1 mètre 85 centimètres ; îi faut fa,B98 mètres pour faire une lieue commune de France, dite lieue de poste, de £5 au degré. Mais ces détails qnc je puise dans les savants, recèlent une fouie de contradictions, et déroutent tout calcul, Pourcon ciller, disons quele pas géométrique n'a pas toujours 1 m.BSc,, qu'il y a plusieurs sortes de stades, et que pour ne pas faire confusion, nous rapporterons tout au stade aucieiï, de ISO mètres de longueur, afin que chacun puisse le réduire en mètres et en lieues, et se faire au moins à peu près nne idée des mesures et des distances mentionnées par les vieux auteurs que nous citons.

ASSYRIE >5

cents, et avaient chacune deux cents pieds d’élévation, La plus grande partie de la ville était habitée par les plus riches Assyriens, mais le roi y admit tous les étrangers qui voulurent s’y établir. Il appela cette ville du nom de Niïiive, et partagea entre les habitants une grande partie des pays environnants.

tf Après la fondation de cette ville, Ninus sc mit en marche contre la Bactriane, oii il épousa Serairamis. Comme c’est la plus célèbre de toutes les femmes que nous connaissions, H est nécessaire de nous y arrêter un moment et de raconter comment d’une condition humble elle arriva au faîte de la gloire, *

Je ne suivrai pas Diodore dans le récit de sa fable de la déesse Dercéto, mère présumée de Sémimms: il faut le résumer en peu de mots* On prétend que Sémiramîs était d’une humble condition; quellenaquit en Syrie, près d’Ascalon, d’un commerce secret; que, dès sa naissance, abandonnée, ainsi qui 1 le furent plus tard Moïse et Romulus, elle fut élevé# d’une manière toute miraculeuse par des cotomba, ensuite par des bergers, et surtout par le nommé Simma, chef des bergeries. royales, qui l’accepta comme sa fille et lui donna les soins les plus empressés. Laissons maintenant Diodore reprendre h récit :

« Cependant Sémiramîs était arrivée à Tage nubile et surpassait en beauté toutes ses compagnes, Un jour le roi envoya visiter ses bergeries. Menons, président du conseil royal et administrateur de toute la Syrie, fut chargé de cette mission; il descendil chez Sirmna, aperçut Sémiramîs et fut épris de srs

NISLS ET SÉAIKAIMJ*' 157

Charmes. Il pria Simma de ta lui donner en mariage ; il l'épousa, la mena à Ninive et eut d'elle deux enfants t Hyapate etHydaspe, Sémiramis, qui joignait k la beauté de son corps toutes les qualités de l'esprit, était maîtresse absolue de son époux qui, ne faisant rien sans la consulter, réussissait dans tout.

* Vers l'époque où la fondation de Ninive fut achevée, le roi songea à conquérir la Bactriane* Informé du nombre et d e là valeur des hommes qu'il avait à combattre, ainsi que de la difficulté des contrées dans lesquelles il allait pénétrer, il fil lever des troupes dans toutes les contrées de son empire; car, ayant échoué dans sa première expédition* il avait résolu d'attaquer les Bactriens avec des forces considérables. Il rassembla donc de tous les points de son empire une armée qui, au rapport de Ctésias, s'éleva à un million sept cent mille fantassins, à plus de deux cents dix mille cavaliers, et à près de dix mille six cents chamois armés de faulx. Une armée aussi nombreuse semble incroyable à celui qui en entend parler; mais elle ne parait pas impossible à œtui qui connaît l'étendue de l’Asie et le nombre des nations qui habitent cette région*

« Ninus s'étant donc mis en marche contre la Baetriane avec une aussi puissante armée, fut obligé de partager celle-ci en plusieurs corps à cause clés défilés qu'il avait à traverser. Parmi les grandes et nombreuses villes dont la Bactriane est remplie, on remarquait surtout celle qui servait de résidence royale; elle se nommait Bactres et su distinguait de toutes les autres par sa grandeur et ses fortifications.

À>M R I fc-VS.

Qxiaile, qui cia il alors roi (ij* appela sous les armes tous les hommes adultes, qui s’élevaient au nombre de quatre cent mille. Avec cette année il s'avança h la rencontre de l'ennemi, vers les déiilésqui défendent l’entrée du pays; il laissa s'engager une partie des troupes de Ni nus; et lorsqu’il pensa que Terni emi était arrivé dans la plaine en nombre suf- j lisant; il se rangea en bataille. Apres un combat acharné, les Bac tri eus mirent en fuite les Assyriens, et les poursuivant jusqu'aux montagnes qui les dominaient* ils tuèrent jusqu'à cent mille hommes. Mats peu a peu tout le reste de l'armée deNinuspénétra dans le pays; accablés par le nombre, les Bar* trions se retirèrent dans les villes, et chacun m songea qu’a défendre ses foyers, N in us s’empara facilement de toutes ces villes; maïs il ne put prendre d'assaut Bac très, à cause de ses fortifications et dei munitions de guerre dont cette ville était pourvue* a Comme le siège traînait en longueur, l'époui de Sémiramis, qui se trouvait dans l'armée du roi,

(t) La religion dûs mages, qui fat celle des Perses, est nfr dans l'Arie, disent les uns; dans la Baciriane,disent les autre*. Quant à sou fondateur, c'est Zoroostre ; tout le monde est d’accord. là-dessus. Mais là qCl Ton diffère, c’est sur le temps dan.' lequel a vécu Zo rouât rn. Les uns lé font contemporain de Darius, père de Xercès, d’autres le font contemporain de Xîntis et de Sémîramîs, cl prétendent qu’il n’est autre que le roi Al é Baetres dont il est ci-dessus question, et que Dîodore appelé Oxiarte, Peu m’importe que Z oroastre ail été roi ou non, je crois même que cette attribution royale aurait nui à sa qtmïitr de réformateur ; mais à coup sür, il vécut dans des temps bîffl loin de nous, et je ne refuse pas de croire qu'il fut le routes* porainde Nimus cl de Sémiramis t et peut-être leurs devanciers-

MM? fif SKMJ K AMI S,

envoya chercher sa iemme qu'il était impatient de revoir. Douée d'intelligence, de hardiesse et d'autres qualités brillantes, Sémiramis saisit cette occasion pour faire briller de si mres avantages. Comme son voyage devait être de plusieurs jours, elle se fit faire un vêtement par lequel ii était impossible de juger si c’était un homme ou une femme qui le portait Ce vêtement la garantissait contre la chateurdu soleil; il était propre à conserver la blancheur de la peau, ainsi que la liberté de tous les mouvements, et il seyait à une jeune personne; 11 avait d'ailleurs tant de grâce, qu'il fut d'abord adopté par les Mèdes lorsqu’ils se rendirent maîtres de F Asie, et plus lard par les Perses* A son arrivée dans la Bactrîane, elle examina Fêtât du siège; elle vît que les attaques sc faisaient du côté de la plaine et des points d’un accès facile, tandis que Ton n’en dirigeait aucune vers la citadelle, défendue par sa position; elle reconnut que les assiégés, ayant en conséquence abandonné ce dernier poste, se portaient tous au secours des leurs qui étaient en danger à Fendroit des fortifications basses. Cette reconnaissance Faîte, elle prit avec elle quelques soldats habitués h gravir les rochers; par un sentierdifficile, elle pénétra dans une partie de la citadelle, et donna le signa! convenu à ceux qui attaquaient Ie*> assiégés du côté des mu- 4 railles et de la plaine, Epouvantés de la prise de là citadelle, les assiégés désertent leurs fortifications et désespèrent de leur salut* Toute la ville tomba ainsi au pouvoir des Assyriens,

« Le roi, admirant le courage de Sémiramis. la

ASSYRIENS

combla d'abord de magnifiques présents; puis, épris de sa beauté, */ pria son époux de la lut céder , en promettant de lui donner en retour sa propre fille, Susane. Ménonès ne voulant pas se résoudre à ce su* crificè, le roi le menaça de lui faire crever les yeu\ s’il n’obéissait pas promptement à ses ordres. Tourmenté de ces menaces, saisi tout à la fois de cha- grin et de fureur, ce malheureux époux se pendit, Sémiramis parvint aux honneurs de la royauté.

« Ninus [s'empara des trésors de Bactres, cousis* tant en une grande masse d’argent et d'or; et apres avoir réglé le gouvernement de la Baclmne, il congédia ses troupes, Ninus eut de Sémiramis un fils, Nînyas; en mourant, il laissa sa femme souveraine de l'empire (2122 av. Sémiramis fit ensevelir

Ninus dans le palais des rois, (Diodoro de Sicile,)

Gémirait! I k. reine de Bat) y Ion c.

« Sémiramis, dont F esprit était porté vers les grandes entreprises, jalouse de surpasser en gloire son prédécesseur, résolut de fonder une ville dans la Babylonie.

et Elle fit venir de tous côtés des architectes et des ouvriers au nombre de deux millions, et fit préparer tons les matériaux nécessaires. Elle entoura cette nouvelle ville, traversée par l'Euphrate, d'un mur , de trois cent soixante stades (ij, fortifiée, selon Ctésias de Cnide, de distance en distance par de grandes et fortes tours. La masse de ces ouvrage

(t) Environ G MO 0 Plus de 1 G lieutss.

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