‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 5)Chapitre 14 sur 32 · TOUS POINT A JUGER UE LA NOHLESSE UES MORTELS PAR LEUR · texte numérisé non relu

TOUS POINT A JUGER UE LA NOHLESSE UES MORTELS PAR LEUR

conduite et leur cauactlre Ÿ Ce ^oîii là les hommes qui gouvernent avec honneur les Etats et U'S familles. »

Rien de mieux 1 Euripide est un poète philosophe des plus progressifs* des plus complets; on ne peut k nier*

Il repousse les contes ridicules qu’on débite sur les dieux; il lie croit pas qu’on doive obéissance aux lois qui sont contraires ït la justice même; il repousse le luxe asiatique, la polygamie, les liaisons incestueuses et les sacrifices sanglants ;

Il croit que l'homme ne doit point lâchement abandonner la vie ; il relève les hommes d’en bas et les proclame les égaux des hommes puissants: gloire donc au fds de la marchande d'herbes, et ne soyons pas étonnés si ses tragédies»ainsi que celles de ses devanciers, impressionnèrent le peuple; si le poète obtint des succès et des couronnes, et si le comique Aristophane, dont nous parlerons ailleurs, le dénigra dans ses'comédies et l'accusa d'être V ennem i à es di e ux .

A part les sages dont nous avons parlé ; h part les poètes dont nous venons de donner de nombreux

GRECE

extraits, et qui étaient, les uns et les autres, très philosophes, il y avait dans Ja Grèce les philoso- ! pues proprement dits.

De ce nombre étaient XÉso phase , Heraclite, Parme xi de, Simokide, Gccelmjs, àxaximandre, ànaxagore, Démocrite, àrchélaus, qui tous travaillaient sur les sciences, accéléraient leurs progrès, et répandaient, unis aux poètes moralistes, la lumière, la vie, le mouvement, l'intelligence, to force d’ùnie au sein des populations, et faisaient de la Grèce le pays par excellence. Maïs le plus fameux < des philosophes du temps, fut Socrate ; il forma d'illustres disciples, parmi lesquels se trouvait Platon,

Nous donnerons ailleurs, en traitant dclascience des anciens, des détails sur les découvertes scïentiliques des principaux philosophes grecs. Quanta Socrate et a ses successeurs, nous leur ferons nm large place dans ce volume et le suivant. On saura quel fut Fesprit du maître, quel fut F esprit fies élèves, et combien ceux-ci s'éloignèrent des principes démocratiques qu'ils avaient reçus, et qu’ils devaient féconder,

La Grèce s'était prodigieusement élevée, soit par ses sages, soit par ses poètes, soit par ses hommes de science, qu'on appelait philosophes, mais des artistes en tous genres prirent également part à ce grand mouvement intellectuel et moral.

AHlrtPj Nut nnli^ liiKiiirleni, rtc.

Si les Assyriens, si les Égyptiens connurent la

ARTISTES. SAVANTS. UISTOHIEXS. Vî

peinture, turchîlecture, la sculpture, k musique, ces arts, ces sciences, reçurent chez les Grecs des développements, des periecliorniemenls inconnus jusqu’alors. La Grèce fut la patrie des travaux tes plus variés : les monuments en tous genres revêtirent la toutes les formes, tous les caractères; le sublime, F élégant, le simple, te svelte, le colossal, le gracieux , enfin tout s’anima, tout prit vie dans ce noble pays, qui perfectionnait, qui s’appropriait tout ce qu'il faisait passer par ses mains.

Il y eut parmi ses architectes ; Callicralès, Callimaque, Polyelètc, S copas, Lihon; parmi les sculpteurs : Myron, Colotes, Phidias; parmi les peintres: Micon, Parrhasius, Polygnotc, Zeuxis, ÂpoL lodore; parmi les musiciens : Àrioii, Terpaudre, Lassus, Damon, Phrynis, Timothée ; parmi les médecins : Ctésias, Hypôcrate, cêivbrcdans le Monde entier * Il y avait enfin de grands historiens, de grands orateurs, dont nous parlerons avec quelques détails quand il en sera temps.

Les monuments les plus célèbres de k Grèce furent le temple de Delphes, le temple de Thésée, le Parthéuon, ks Propylées , l'Odéon. En tin chaque ville renfermait des travaux considérables. Les statues des dieux, des héros, des vertus, se dressaient, «le toutes parts. Ce fut surtout sous Périclèsquc les œuvres d’art prirent un développement immense.

Qu’il me soit permis, k propos des arts et des beautés d'Athènes, d'emprunter le fragment suïvan i aux œuvres de Plutarque :

« Ces édifices étaient d’une grandeur étonnante ,

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d’une beauté et d’ime éjégàiieeinimîiables. Tous les artistes s’élaîent efforcés à Tenvi de surpasser lu magnificence du dessin parla perfection du travail. Mais ce qui surprenait davantage, c’était la promptitude avec laquelle iis avaient été construits : iln T y en avait pas un seul qui ne semblât avoir exigé plusieurs âges et plusieurs successions d’hommes pour être conduit k sa fin; et cependant ils furent tous achevés pendant k court espace de F administration d'un seul homme (cet homme était Péri clés). On dit, à la vérité, que dans ce temps-là ZfitxiB ayant entendu le peintre âgàtha Tiens se glorifier de ia facilité et de la vitesse avec laquelle II peignait toute sorte d’animaux : Pour moi, lui dit-il, je gloire de ma lenteur. En effet, la promptitude et lu facilité de l’exécution ne donnent ni beauté parfaite ni solidité durable# Le temps associé au travail pour la production d’un ouvrage lui imprime un caractère de stabilité qui Je conserve des siècles entiers. Aussi ce quî rend plus admirable les édifices de Périclès, c’est qu’achevés en si peu de temps, ils aient eu une si longue durée. Chacun de ces ouvrages était à peine fini, qu’il avait déjà, par sa beauté, le caractère de l’antique. Cependant aujourdliuî ils ont toute la fraîcheur , tout l’éclat dit la jeunesse, tant il y brille cette Heur de nouveau^ qui les garantit des impressions du temps I 11 semble qu’ils aient en eux-memes un esprit et une finie qui les rajeunissent sans cesse, ci les empêchent il® vieillir*

* Tous ces édifices furent dirigé! par Phi nus-

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