‹ Histoire démocratique des peuples anciens et modernes (volume 5)Chapitre 4 sur 32 · TREMBLEMENT DE TERRE A SPARTE* H ILOTES · texte numérisé non relu

TREMBLEMENT DE TERRE A SPARTE* H ILOTES

emparer; maïs ils trouvèrent des forces qui s'opposèrent aux leurs. Les hostilités furent vives; Sparte eut enfin le dessous- Elle appela alors tes Athéniens à son secours* Ils accoururent, entraînés par Ci mon, et malgré l'opposition de Péri clés et du parti populaire, qui u aimaient point, et pour causeries Lacédémoniens. Les Messéniens et les ELlotes furent repoussés (469 av* L-G*).

Dans une autre circonstance les Athéniens furent encore appelés par Sparte; ils montrèrent le même empressement, mais cette fois Sparte laissa voir a leur sujet son excessive défiance : elle les congédia sans avoir daigné accepter leurs services. Les Athéniens se retirèrent, contrariés, blessés, maudissant les Lacédémoniens, et Ci mon qui les avait exposés a cette injure* Us s'étalent éloignés du théâtre de la guerre. Les Spartiates agirent alors en liberté.

Diodore de Sicile di t :

Les Lacédémoniens, secondés de leurs alliés, marchèrent alors contre Ilhome, et en firent le siège* Les H îlot es, qui s étaient en masse soustraits au joug de Lacédémone* se réunirent aux Messéniens. ils étaient tantôt vainqueurs et tantôt vaincus* Celte guerre dura dix ans , et ne fut point décidément terminée: Dans cet espace de temps les deux partis se faisaient réciproquement beaucoup de mal, »

D’autre part, les Athéniens poursuivaient leurs succès. Ils allèrent combattre et vaincre les Perses dans l'Égypte, qu'ils avaient envahie avec trois cent mille hommes(A6â ans av* J*-C*). Ils les poursuivaient dans Maie-Mineure, dans les îles et dans.

^ GRECE

la Thracc,.. mais ils ne passèrent pas outre, Cimon fut accusé pour s’être arrêté aux frontières de la Macédoine* Les rois de cc pays inspiraient de ia défiance au peuple athénien. Était-ce sans raison! Athènes était au faite de la gloire* Ce fut à ce moment-la, dit-on, que le successeur de Xerxès, Artaxerxès, voulut faire marcher ThémisLoeîe contre sa patrie, et que le héros s’empoisonna pour ne point lui obéir, Àrtaxerxès essaya également d’attirer dans son parti les Spartiates, afin de les mettre aux pr ises avec les Athéniens, N’ayant pas été plus heureux de ce côté, il s’humilia devant ses vainqueurs, Par ses ordres , Mégabyse et Artabazc se rendirent à Athènes; conclurent un traité en son nom, par lequel il s’obligeait à respecter la liberté de toutes les villes grecques de]’Àsie-Mineure;à ne point envoyer des vaisseaux sur les mers depuis le Pont-Auxîn jusques aux côtes de la Pamphilïe;ù tenir ses troupes éloignées de trois journées de marche aux moins des côtes de l’Ionie et de THellespont. Tel fut le résultat de la guerre, La Grèce avait vaincue par les armes, par les négociations, par le dernier traité, et la plus grande part de ses succès était due à Athènes.

Guerre du PélQporièic.

Si la Grèce, ce pays peuplé debraves, eîitété soumise à un seul gouvernement, que de dissensions, que de calamités sc fùt-elle évitées L, t Mais ia multiplicité de ses gouvernements, leurs diversités, l'ambition des chefs, devaient produire des con-

GUERRE OU PÉLOPOKESE. 15

flagratious* Deux peuples puissants, les Lacédémoniens et les Athéniens, si différents de mœurs et d’institutions, allaient se combattre et entraîner à leur suite de nombreux alliés. Les Spartiates avaient un gouvernement oligarchique, ou composé de riches; les peuples qui avaient des gouvernements semblables devaient les suivre. Les Athéniens avaient un gouvernement démocratique, ou populaire, et ils devaient avoir l'appui de tous ceux qui avaient des institutions équivalentes.

Les Corcyréens et les Corinthiens se faisaient la guerre h propos d’Epidamne, colonies dont les uns et les autres se prétendaient les fondateurs et les maîtres (439 av. J.-C*). Ces deux peuples appelèrent des secours. Les Athéniens se prononcèrent pour Corcyre, les Lacédémoniens se rangèrent du côté des Corinthiens. Une fois que les premiers coups eurent été portés, la guerre générale fut allumée, et pour longtemps.

« Jamais tant de villes, dit Thucydide, n’avaient été dévastées, soit par des barbares, soit par leurs hostilités réciproques; quelques-unes même perdirent leurs habitants pour en recevoir de nouveaux; jamais tant d'hommes n’avaient éprouvé les douleurs de l’exil; jamais tant n’avaient perdu la vie dans les combats ou par les séditions. »

Je n’entreraî pas pour le moment dans les détails de cette guerre, qui fut appelée la guerre du Péloponèse; elle dura trente ans. La diversité des institutions et des intérêts des peuplés l'avaient rendue inévitable. Il ne fallait qu’un prétexte pour

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CHtÈCE.

l'allumer, el ce prétexte se présenta. Le sang des I Grecs coula dans T A sic, dans les îles» dans la Th race, dans la Macédoine, dans la Sicile, sur les mers, et dans la Grèce entière.

Cependant, malgré tant de lutte s et de désastres, le génie de la Grèce monta à son apogée. Le fils de Xantippc, Périclès, administrait la République d'Athènes : tout en dirigeant les travaux de la guerre , il protégeait les lettres el les arts: ce fut t en ce temps que Ton vit surgir de si belles œuvres, et s’élever de si riches monuments. Ce siècle, le plus éclatant qui fut jamais, fut appelé le siècle dé P cri clés.

Nous l'avons dit, nous n’avons pas Finteniion de ■ décrire en ce moment une déplorable guerre; aussi allons-nous reposer notre esprit sur des travaux qui nous intéresseront davantage. Notre coupd’œîl s'étendra en-deçà et au-delà du siècle auquel nous sommes arrivés.

POétile, philosophies leur Influence.

Les premiers poètes de la Grèce furent àîiphion, Musée, Lmus, Orphée, mais de leurs productions que reste-t-il? Peu de chose certainement. Et savons-nous si les hymnes attribués à ce dernier, ( sont véritablement de sa composition ?

Nous avons parlé d* Homère, ü'Hésiode, et l'on a remarqué combien ces deux poètes avaient le cœur populaire.

Les philosophes des premiers temps, ce sont les poêles, ensuite les législateurs. Peu après que Lv-

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